Grégory Cottard, en route vers sa première finale Coupe du monde
jeudi 03 février 2022

Grégory Cottard et Bibici
Grégory Cottard et Bibici, ici à La Baule © Scoopdyga

Avec les annulations des étapes de Bordeaux, puis Göteborg, le circuit Coupe du monde d’Europe de l’Ouest a révélé en avance la liste des dix-huit couples qualifiés pour la finale mondiale, qui se tiendra à Leipzig, en Allemagne, du 6 au 10 avril prochains. Parmi eux, trois Français dont un petit nouveau sur cet évènement : Grégory Cottard. Si le cavalier, installé à Drocourt dans les Yvelines, est le premier surpris, il ne compte pas passer à côté de cette opportunité avec sa pétillante Bibici (Norman Pré Noir). Dans le numéro 403 de L'Eperon Hebdo, il aborde le sujet de sa préparation, mais aussi celui du débat qu’a suscité sa méthode de travail, parle de son excellente Cocaïne du Val et de sa jeune mais néanmoins prometteuse Freezby de Wy, ainsi que de ses ambitions pour les mois à venir.

Toutes nos félicitations pour votre qualification pour la finale Coupe du monde avec Bibici. Était-ce un objectif, ou la chance vous a-t-elle un peu souri ? 

Ce n’était pas du tout mon objectif ! J’avais envie de faire Bordeaux et de continuer à faire avancer Bibici avec moi. Il s’est avéré que Bordeaux a été annulé, suite à quoi je me suis dit “Ce n’est pas grave, je vais faire Göteborg”, et j’envisageais de courir encore un ou deux indoors. Et puis l’étape de Göteborg a été annulée aussi, donc nous nous sommes retrouvés propulsés en finale. C’est étonnant, mais c’est sympa (rires) ! 

Êtes-vous encore en réflexion sur votre participation à cette finale ? 

Normalement, j’irai. On a établi un programme pour aller à Leipzig dans de bonnes conditions et ne pas être trop “à la ramasse”, si je peux employer ce terme. Le problème, c’est de savoir si on va pouvoir suivre notre programme, parce que des annulations sont encore possibles. Je vais faire deux CSI2*, un peu par dépit parce qu’il n’y a pas grand-chose d’autre avant d’aller à Herning pour un CSI3*. Bibici devrait faire deux parcours par concours pour rester tranquillement dans le mouvement, en sautant des parcours moins hauts pour ne pas la mettre trop à l’effort. Ensuite, je l’emmènerai au Saut Hermès pour la remettre sur la hauteur juste avant d’aller à la finale. 

Comment optimisez-vous votre préparation ? 

Je ne peux pas dire que je prépare tout comme je sais le faire, parce que je n’ai jamais fait de finale Coupe du monde. La découverte sera totale pour ma jument comme pour moi et nous ne prendrons la mesure de l’évènement qu’une fois sur place. Nous allons monter crescendo jusqu’au Saut Hermès, et puis je m’en remettrai à sa qualité et son envie de bien faire pour faire de notre mieux. Je vais aussi discuter avec d’autres cavaliers pour évoquer les difficultés à affronter. Il y a ce côté d’une compétition où les parcours sont un peu plus hauts et difficiles chaque jour, où il faut gérer l’énergie de son cheval, qui doit courir plusieurs jours d'affilée. Toute cette gestion va se mettre en place gentiment. Et puis il y a Bibici, mais il y a aussi moi ! 

Vous seriez-vous un peu "lâché" à Noël ? 

Ouais, franchement (rires) ! Plus sérieusement, j’avais fait une petite pause après la manche de Coupe du monde que j’ai courue en Espagne (à La Corogne, où il avait terminé deuxième du Grand Prix Coupe du monde le 12 décembre 2021, ndlr). Depuis, je me suis remis à faire mes exercices physiques tous les jours, à reprendre une préparation mentale… J’ai besoin de tout ça pour me sentir bien, c’est important pour moi. Que mon cheval soit au point, qu’il soit bien mentalement et physiquement, évidemment, mais j’ai aussi besoin de me sentir bien. Je ne veux pas avoir de regret à me dire “J’aurais dû me mettre plus en forme, faire un peu plus ci ou ça”. 

La suite de cet entretien est à découvrir dans le numéro 403 de L'Eperon Hebdo (paru le 2 février 2022), disponible sur notre boutique en ligne.