Hardelot : Pas de Marseillaise, mais de belles performances tricolores
dimanche 15 avril 2012

hardelot Marc Houtzager, et Sterrehof Voltaire
Marc Houtzager, et Sterrehof Voltaire © Sylvia Flahaut

Le CSI 3* d’Hardelot s’est achevé dimanche, sur une belle épreuve, faite de surprises et d’incidents mineurs. A l’issue d’un barrage à onze, c’est le cavalier Hollandais, Marc Houtzager, qui a su tirer son épingle du jeu. ITV de Franck Schillewaert, meilleur français

Jeudi, vendredi et samedi, Jean-François Morand avait plutôt bien préparé les couples à ce qui les attendait dans le Grand Prix. Assisté de Jean-Philippe Desmaret, le chef de piste a encore une fois parfaitement fait usage de l’espace, en jouant avec la belle largeur du terrain en herbe hardelotois. La rivière, non barrée, et le double de bidets, situé le long de la nouvelle tribune, n’ont pas franchement privilégié les montures qui n’aiment pas l’eau. Malgré le fait d’avoir franchi ces obstacles les jours précédents, Nicolas Delmotte et son nouveau partenaire, Sisley de la Tour Vidal, ou Nils Candon, autre Tricolore, y ont laissé des plumes. Le Nordiste, qui étrennait sa monture pour la première fois en Grand Prix, a essuyé un refus devant l’imposante rivière. Wimbledon (Sable Rose), quant à lui, a raté son saut et a terminé les quatre fers dans l’eau, faisant chuter son cavalier. Un incident sans gravité, qui n’a pas entaché les festivités.

Staut, Robert et Delestre au barrage, Pénélope perd les commandes
Le bal des sans faute avait pourtant été ouvert dès le coup d’envoi de l’épreuve, par le Hollandais Vincent Voorn et sa monture à la robe grise tachetée, Salpapillon Armanie (Aldato). Mais c’est bel et bien les meilleurs représentants nationaux qu’attendaient avec impatience les spectateurs venus nombreux, malgré le vent glacé. Après les performances du Britannique Guy Williams et du Hollandais, Willem Greve, vainqueur du Grand Prix de vendredi, les parcours sans pénalité de Kevin Staut et de Michel Robert, 26 et 27e au programme, ont subitement doté le barrage à venir d’un intérêt tout particulier pour les spectateurs. Le sans faute de Simon Delestre n’a fait qu’accroître le plaisir du public.  On s’attendait logiquement à voir Pénélope Leprévost suivre l’exemple de ses homologues et revenir en piste pour le barrage, afin d’en découdre avec les autres membres de l’équipe de France. Mais, juste après le passage du double (situé en numéro 7) l’étalon gris, qui avait sauté de manière exemplaire jusque-là, tourne subitement et fait une petite volte sur les injonctions de sa cavalière. Pénélope s’empresse de mettre pied à terre. Incompréhension dans les tribunes. Les spectateurs s’aperçoivent alors que la rêne gauche de la cavalière a cédé au niveau de l’attache. L’amazone repart à pied, sous les applaudissements. La compétition continue : Marc Houtzager/Sterrehof Voltaire, Frederik Knorren, Dominique Joassin ou encore le Tricolore Franck Schillewaert viennent s’ajouter à la liste des barragistes. Sur les 60 couples qualifiés, onze obtiennent le sésame de la seconde manche.

Voorn pêche, Staut galope, Houtzager file
Très à l’aise sur le premier tour, Vincent Voorn manque son début de barrage et faute sur les deux premiers obstacles. Guy Williams et Willem Greve, tous les deux huit points, n’ont pas été beaucoup plus inspirés. Kevin Staut, au départ sans trop de pression, prend de la galopade et quelques risques. Nangaye de Kergane frappe et s’articule. Le cavalier du haras de Hus assure le spectacle en signant le premier barrage sans pénalité, en 47,88 secondes. Michel Robert, en selle sur son grand hongre bai, Kaloe des Perrieres, tente d’améliorer la performance, mais commet quatre points de pénalité. Juste derrière, William Funnel brise les espoirs des spectateurs de voir Kevin garder la tête : le Britannique améliore le chrono de plus d’une seconde. Simon Delestre, en compagnie de son Napoli, s’élance, combatif. Il est rapide. Mais pêche sur l’ultime obstacle, au grand dam du public. Marc Houtzager, aux commandes de Sterrehof Voltaire souffle la place à Funnel et à sa monture, Billy Angelo, en descendant sous la barre des 46 secondes. Franck Shillewaert essaie bien d’aller déloger le cavalier hollandais, mais Marquis de la Lande, malgré toute sa bonne volonté, ne parvient pas à tourner aussi facilement que l’étalon maniable d’Houtzager. Le Tricolore, Nordiste exilé en Normandie, s’empare d’une très belle troisième place.
Présent à hardelot, Henk Nooren, sélectionneur national, a assuré que le CSI 3* d’Hardelot était une étape importante dans le programme des membres de l’équipe de France, à l’approche de La Baule et des J.O. de Londres. « Hardelot bénéficie d’un terrain de très bonne qualité et d’obstacles naturels appréciables. Après un temps de repos pour les couples et avant le 4* de Lümmen et La Baule, c’était une étape nécessaire, a déclaré l’entraîneur. Je suis content des cavaliers. Je déplore forcément l’incident dont Pénélope a fait les frais, mais Mylord, tendu les premiers jours, a très bien sauté en début de parcours. Je tire donc un bilan satisfaisant du concours ».
       

Résultat ici