Jérôme Hurel : « Quand on a goûté aux Coupes des nations et aux championnats, en refaire est toujours un objectif »
mercredi 25 novembre 2020

Jérome Hurel et Farouk de Hus St Lô
Farouk de Hus, fils de For Hero et de l'excellente Banda de Hus, a remporté le Grand Prix Pro 1 de St Lô ce week-end avec Jérôme Hurel © Pixels Events

Très performant depuis quelques mois sur les épreuves de CSI2* et CSI3* avec des chevaux à la fois jeunes et nouveaux, Jérôme Hurel s’impose encore aujourd’hui comme l’un des meilleurs cavaliers français. Malgré une saison particulière, le francilien a su s’adapter et continuer à former ses montures. Il revient sur son année 2020, son nouveau piquet de chevaux et nous livre ses ambitions pour la suite.

Vous signez de très belles performances depuis quelques mois et notamment le week-end dernier à Saint-Lô où vous gagnez deux épreuves avec deux chevaux différents. Vous semblez être sur une bonne dynamique et vos jeunes chevaux semblent être de plus en plus performants…

Oui, j’ai deux ou trois chevaux qui sont maintenant bien compétitifs. Mon piquet est un peu moins fourni qu’à une époque mais les chevaux qui le composent sont très bons et gagnent beaucoup. C’est aussi un piquet assez jeune, comparé à celui que j’ai pu avoir auparavant. 

Comment s’est passée cette saison 2020 pour vous, malgré le confinement ?

Durant cette saison 2020, nous n’avons fait que des épreuves nationales mais j’ai pu sortir tous mes chevaux. Si l’on veut parler statistiques, à quelques concours près, j’ai fait le même nombre de parcours que l’année dernière. Cette situation n’a donc finalement pas réellement eu de conséquence à ce niveau-là. En ce qui concerne les victoires, il est certain que j’en compte moins que l’année passée. Non pas parce que mes chevaux ont moins gagné, mais plutôt parce qu’il y a eu moins de concours et seulement des épreuves nationales et des petits étoilés dans le meilleur des cas. Quoi qu’il en soit, mon piquet de chevaux étant assez jeune, cela m’a permis de perfectionner la formation de chacun d’entre eux et donc d’avancer peut-être un peu plus vite que dans une saison normale. 

Comment se compose actuellement votre piquet de chevaux ?    

Comme je le disais, aujourd’hui mon piquet de chevaux est plus jeune qu’auparavant. J’ai deux chevaux âgés de plus de dix ans, deux de dix ans, deux de neuf ans, deux de huit ans, deux de sept ans et trois de six ans. Ce sont tous de bons chevaux. Certains ont tout à fait les moyens d’aller jusqu’aux épreuves de CSI4*. Cappucino de Nantuel (Dandy Du Plape*HN x Quinta De Nantuel  par Parco) a notamment fait un très bon début de saison. Il s’est malheureusement blessé il y a quelques semaines mais une chose est sûre, je crois beaucoup en lui. Byron du Telman (Lamm de Fetan x Rohanne du Telman par Dollar Du Murier) a quant à lui mis un peu de temps à prendre en maturité mais commence désormais à être très régulier. Il ne fait d’ailleurs jamais plus de quatre points dans les Grand Prix. Je peux donc fortement compter sur lui aussi. Leur potentiel me motive pour la suite. 

Parmi eux, y en a-t-il que vous souhaitez conserver en vue d’un éventuel retour au plus haut-niveau ou tous sont-ils destinés à la commercialisation ? 

Tous mes chevaux sont plus ou moins destinés à être vendus. Néanmoins, compte tenu de la situation actuelle et de son évolution on ne peut plus incertaine, nous préférons nous laisser du temps et de la visibilité avant de les mettre sur le marché. En ce qui concerne le plus haut-niveau, je n’ai pas fait le choix de le mettre entre parenthèses et j’espère y revenir un jour.  Quand on a goûté aux Coupes des nations et aux championnats, en refaire est toujours un objectif et une source de motivation. Lorsque j’ai une occasion qui se présente et de bons chevaux, je pèse le pour et le contre et je me demande toujours s’il est plus intéressant pour moi de le commercialiser ou de le conserver pour le haut-niveau.  

Quels sont vos objectifs pour les mois ou années à venir ? 

Je n’ai pas d’objectif bien précis, notamment parce que mes chevaux sont assez jeunes. Je fais des programmes en fonction des chevaux que j’ai, pour les faire évoluer, les faire prendre en maturité et monter en gamme. Ensuite, c’est eux qui me donnent ce qu’ils peuvent me donner. Néanmoins, j’ai quelques chevaux qui commencent à bien sauter les Grands Prix 1,45m et 1,50m et avec lesquels j’aimerais me lancer dans les CSI3* et CSI4* dès le début de l’année prochaine.