Julien Gonin entre dans le team Laiterie de Montaigu
lundi 21 septembre 2020

Julien Gonin et Dalou du Forezan
Julien Gonin et Dalou du Forezan © Jean Louis Perrier

Il y a quelques jours, un communiqué de presse nous apprenait l’arrivée dans le team Laiterie de Montaigu de Julien Gonin. Rencontré sur le Jumping du Beaujolais à Dénicé, où il prenait la 3e place du GP Pro 2 avec le 7 ans Dalou du Forezan, le cavalier de l’Ain nous a parlé de ce nouveau partenariat.

Depuis une douzaine d’années, Julien Gonin fréquente le très haut-niveau après avoir joué avec les stars du rugby à Bourgoin-Jallieu, sa ville natale. Formé par Michel Robert, sa vocation de cavalier professionnel s’est affirmée en 2005 lorsqu'il s'est mis à son compte, d’abord dans un centre équestre du Nord Isère, puis dans les installations achetées à Guy Martin à St Martin du Mont près de Bourg en Bresse en 2010. L’écurie héberge une cinquantaine de chevaux et nécessite quatre salariés, de quoi générer un besoin de financement important. Cela explique pourquoi Julien a toujours privilégié jusqu’à maintenant les ventes de chevaux au détriment d’une carrière à haut niveau. "Mon système n’est pas basé sur la prise de chevaux en pension, j’en ai très peu, cela représente environ 10% de mon activité. Je suis propriétaire ou du moins copropriétaire de la plupart des chevaux que je monte, donc le commerce est ma source essentielle de revenu. J’aime aussi former des chevaux : quand j’étais chez Michel Robert j’avais Kellemoi de Pépita que je lui ai vendue. C’est aussi un plaisir de voir des chevaux qu’on a débuté évoluer au plus haut niveau.’

Julien Gonin a déjà prouvé qu’il avait sa place à haut niveau en signant des classements en 5* dès 2009. Cela a commencé avec Sandro, médaille d’or par équipe et d'argent en individuel aux Jeux Méditerranéens, puis avec Soleil de Cornu, classé sur le circuit Coupe du Monde et 11e du prestigieux Grand Prix de Calgary en 2017. Une fois que le fils de Qredo de Paulstra a quitté ses écuries pour celles d’une cavalière américaine, business oblige, Julien a du se consacrer à la formation de nouveaux chevaux. Ce fut le cas dès 2018 avec Valou du Lys ou Ality du Phael qui font aujourd’hui partie de son piquet de tête, très performant -entre autres- sur le circuit du Grand National et les CSI 2*. Désormais, il est équipé pour poursuivre son chemin plus haut. "En 2019, Valou du Lys est devenue très performante mais je ne pouvais pas accéder aux concours de très haut niveau où la sélection française est limitée et réservée aux cavaliers qui sont mieux classés que moi sur la ranking. C’est normal mais on ne peut pas s’en sortir et si on n’a pas moyen d’entrer dans ces concours quand on a de bons chevaux, autant les vendre ! Le partenariat avec la Laiterie de Montaigu va me permettre d’accéder à ces concours par le biais des invitations à défaut de sélection. La Laiterie de Montaigu s’est associée à des concours prestigieux pour développer sa politique de communication à travers le monde. C’est une entreprise de plus de 200 salariés avec des produits très performants. Sa présence dans les grands concours est l’occasion d’inviter des clients à travers le monde. Je deviens leur ambassadeur et porterai leurs couleurs mais il n’est pas question d’acheter des chevaux, ni même de rebaptiser ceux qui sont déjà là. J’ai une écurie qui me permet d’envisager deux piquets pour tourner à haut niveau en 2021 avec Valou du Lys, Vipper du Lavoir, Ality du Phael, Cymba, Caprice de Quinfard et Queen. J’ai aussi deux très bonnes 6 ans, Estrella de la Batia et Epona de Ponthual, qui ont terminé 1ere et 3e du CIR de Cluny, et seront très bien sur les épreuves de 7 ans qu’on trouve dans les bons CSI."

Au-delà là des valeurs communes partagées par la Laiterie de Montaigu et Julien Gonin, qui se plait toujours à souligner son côté paysan, le partenariat est aussi une belle histoire d’amitié : "Je connais Yoann di Stéphano depuis longtemps, il était en formation agricole dans la région lyonnaise et nous nous sommes rencontrés en stage chez la famille Moissonnier près de Bourg en Bresse. Il est devenu ensuite mon chef d’écurie pendant trois ans. Il m’a accompagné sur mes premiers gros concours et aux Jeux méditerranéens. Malheureusement il a eu un accident avec un cheval difficile en longe qui lui a brisé le coude par un coup de pied. Il a fait une reconversion très réussie comme commercial et a été embauché en stage à BNP Paribas. Puis il a rencontré Caroline Sablereau qui travaillait dans l’entreprise familiale Laiterie de Montaigu et était aussi passionnée d’équitation. Nous sommes toujours restés en bonne relation et on se retrouvait en vacances au ski, ou on allait chez eux pour un week-end au Puy du Fou. On avait déjà évoqué l’idée d’un partenariat, mais sans vraiment en parler. C’est chose faite maintenant avec une formule qui est parfaite pour les deux parties."

Après le CSI de St Tropez Grimaud et un concours régional, Julien Gonin prendra mi-octobre la direction du Portugal pour cinq semaines de concours à Villamoura. "Je pars avec mes deux camions pour emmener 10 chevaux. Mon épouse Jeanne va me rejoindre en avion. Elle sera aussi en compétition et elle s’occupe de toute ma communication sur les réseaux sociaux." Un atout supplémentaire pour faire valoir le partenariat avec la Laiterie de Montaigu, et on n’oublie pas leur fils Victor, né en février dernier, qui apprécie beaucoup les produits bio de l’entreprise vendéenne !