Jump Bost, clap de fin pour 2020
lundi 19 octobre 2020

Comtes et Clément Mernier, Roger Yves Bost, Véronique Féménia, maire de Saint Martin en Bière. © Béatrice Fletcher

Ce week end des 17 et 18 octobre proposé par la famille Bost au Haras des Brulys venait clôturer une saison 2020 quelque peu perturbée par la crise sanitaire. Clément Mernier s’adjuge le dernier Grand Prix Pro 2 en beauté.

Malgré les contraintes imposées pour l’heure du retour, les cavaliers n’avaient pas hésité à venir d’Ile de France voire d’autres régions pour participer à cet ultime compétition de l’année à Barbizon. Outre les 116 engagés répartis dans les seize épreuves réservées aux poneys et cavaliers de Club, pas moins de 762 partants se sont succédés sur la piste de la forêt au cours des deux jours.

L’épreuve phare du week end, étape du Grand Régional francilien, mettait en présence 73 couples sur un parcours tracé par Arnaud Richou. Sur les seize sans fautes rappelés au barrage, seuls trois réitèrent le tour parfait. Le cavalier canadien Kyle Timm, attaché aux Ecuries du Grand Veneur depuis environ un an aux côtés d’Edouard Coupérie, de son fils Baptiste et d’Adeline Wirth-Nègre, déroule un parcours d’une grande fluidité avec Bentley de Sury, Selle Français de neuf ans fils de Sunday de Riverland, et franchit la ligne d’arrivée en 48’’67. Le cavalier arborait un large sourire. « Ce parcours était parfait pour travailler Bentley, et en plus à quelques minutes des écuries. Il a pris beaucoup d’expérience cet été, et a clairement gagné en décontraction. Désormais il est prêt pour aborder des concours d’un niveau supérieur. Nous préparons la tournée d’Espagne. Bentley est mon cheval de tête actuellement, je suis ravi de sa prestation qui permet de développer à la fois sa confiance et la mienne. » Margaux Bost, première à boucler un sans faute au barrage avec sa grise de 9 ans, Bellissima Gravelotte, fille d’Eurocommerce Berlin,  signe elle aussi un très joli tour chronométré à 46’’79 qui lui vaut la deuxième place. « Je suis propriétaire de Bellissima avec la famille Giraud depuis qu’elle a  quatre ans. Je l’ai formée intégralement. Elle a couru les finales des cycles classiques de quatre et cinq ans, dont elle finit 3ème. Elle évolue sur 135 et 140. Elle arrive à maturité, elle a beaucoup de force, elle est formidable sur ce niveau d’épreuves. Elle est prête à être vendue. »

Aujourd’hui, comme c’est régulièrement le cas sur ce niveau d’épreuves, Clément Mernier, cavalier chez Bernard Schotsmans, s’est à nouveau montré imbattable. Associé pour l’occasion à la jument de 8 ans Comtes, fille de l’étalon Oldenburg Conthargos, il descend le chronomètre de trois secondes et s’impose en un temps de 43’’73. Le cavalier le précise « Comtes est aux écuries depuis environ deux mois. Je la monte depuis un mois, et je n’ai fait qu’une faute en cinq parcours. Elle est super facile, elle a déjà beaucoup de métier malgré ses huit ans, et je pense qu’elle a des moyens hors normes pour faire du grand sport. Si je l’ai encore dans quinze jours j’aurai de la chance » sourit le cavalier. Le propriétaire Bernard Schotsmans, marchand de chevaux installé à Larchant depuis plus de quarante ans, était venu observer sa jument. « Mon métier est de trouver de bons chevaux de sport, les amener au plus haut niveau, et surtout les vendre. Je me déplace beaucoup pour trouver des chevaux, Comtes par exemple était en Italie. J’en ai environ une cinquantaine à la maison, dans toutes les catégories, ainsi que des jeunes chevaux car je fais un peu d’élevage. En général nous les sortons seulement à partir de l’âge de cinq ans, mais il m’arrive d’acheter des trois ans que je n’ai pas élevés moi-même. »  

A l’heure d’un bilan plutôt satisfaisant, avec un seul concours international sur cinq annulé le week end du 25 mars, Olivier Bost reconnaît une saison difficile pour la filière de manière générale, mais rend hommage aux cavaliers et accompagnateurs qui se sont pliés de bonne grâce aux consignes sanitaires. « Toutes les personnes qui fréquentent les sites de compétition ont vraiment envie de continuer à pratiquer leur sport. Ils ont pris conscience qu’il était essentiel de se montrer vigilants. » Exceptionnellement, Roger Yves Bost, qui avait opté pour un week end de repos, remettait lui-même les prix aux côtés de Véronique Féménia, maire de Saint Martin en Bière. 

Résultats complets : ICI.