Kent Farrington et Sameh El Dahan prêts à tout pour remporter le Grand Prix de Calgary
dimanche 08 septembre 2019

Kent Farrington et Sameh El Dahan
Kent Farrington et Sameh El Dahan seront deux cavaliers à surveiller dans le Grand Prix de Calgary © Scoopdyga et Rolex Grand Slam/Ashley Neuhof

Un duel acharné s’annonce entre Kent Farrington, gagnant du Grand Prix aixois en juillet dernier et Sameh El Dahan, vainqueur de celui de Spruce Meadows l’an passé. Les enjeux sont de taille pour les deux hommes, bien décidés à inscrire leur nom au tableau de palmarès de l’édition 2019 de l’étape canadienne du Rolex Grand Slam.

Kent Farrington : « Je me sens capable de gagner le Rolex Grand Slam »

D’un côté, le vainqueur du Grand Prix d’Aix-la-Chapelle, en route pour tenter le Grand Slam, de l’autre le tenant du titre. L’Américain Kent Farrington joue gros aujourd’hui et revient en confiance d’une saison qui était en dent de scie depuis sa blessure : « Le CHIO d’Aix-la-Chapelle étant le plus grand Grand Prix de notre sport, c’est évidemment une compétition que tout cavalier rêve de gagner au moins une fois dans sa carrière. Avoir pu revenir et remporter le Rolex Grand Prix au CHIO d’Aix-la-Chapelle après ma blessure de l’année dernière m’a redonné confiance. J’ai vraiment le sentiment d’être à nouveau au meilleur de ma forme et je pense que ça a été une victoire riche en émotions pour moi pour de nombreuses raisons ». Genève en 2017, Aix en 2019, l’Américain se sent capable de remporter le Rolex Grand Slam of Show Jumping : « Quand je finis quelque chose, je me concentre rapidement sur la prochaine tâche qui m’attend et aujourd’hui, c’est le CSIO Spruce Meadows ‘Masters’. J’y consacre toute mon énergie et j’espère que nous serons en forme et que nous remporterons l’épreuve ».

Tout comme en Allemagne, il montera à Spruce Meadows Gazelle, sa bondissante jument de 13 ans. La fille de Kashmir van Schuttershof n’a sauté qu’au CSI 2* de Valence depuis sa victoire, un programme d’entraînement prévu spécifiquement pour les Masters. « Dans la période qui précède un événement comme le CSIO Spruce Meadows ‘Masters’, je participe généralement à de petits concours d’entraînement en m’engageant dans de plus petites épreuves », dit Kent. « Exceptionnelle, très respectueuse, un cœur énorme, travaille dur, très intelligente », il ne tarit pas d’éloge sur sa partenaire en qui il a totalement confiance. C’est d’ailleurs ce qu’il faut, selon lui, pour avoir un couple qui fonctionne : de la confiance. « Je pense que le sport moderne c’est ça : un partenariat étroit et un lien solide entre le cheval et le cavalier. J’ai Gazelle depuis ses 7 ans, c’est un peu comme si elle avait grandi avec moi en démarrant dans de petites épreuves et en l’amenant jusqu’à ses premiers Grands Prix. Elle me connaît très bien et je la connais aussi. Je pense que c’est ce qui a créé un lien aussi fort qui est indispensable pour remporter de telles compétitions ».

Sameh El Dahan : « Les chevaux me donnent une raison de me lever le matin »

Face à lui, celui qui s’imposait en 2018 avec Suma’s Zorro en ne touchant aucune barre et que le grand public rencontrait lors de sa victoire dans le Paris Eiffel Jumping quelques mois plus tôt: Sameh El Dahan. L’Egyptien s’est malheureusement blessé cette année en chutant lors du Grand Prix de l’étape néerlandaise à ‘s-Hertogenbosch, « Nous avons connu une année avec des hauts et des bas », mais est à Calgary plus motivé que jamais. « Il y a toujours beaucoup de pression dans tous les Grand Prix auxquels nous participons, mais plus les enjeux sont élevés, plus la pression est grande. Personnellement, j’aime la pression, surtout lorsque vous avez un cheval comme Suma’s Zorro sous votre selle », dit-il.

Sa jument alezane est un peu plus âgée que Gazelle, puisqu’elle a fêté ses 15 ans cette année. Elle n’est certainement pas des plus simples, mais le duo se connaît très bien : « C’est une jument têtue et je dis d’elle que c’est une rousse têtue – très fougueuse, et il faut toujours la prendre du bon côté, sinon vous n’avez aucune chance. Mais je la connais depuis huit ans maintenant, donc on peut dire qu’elle est un peu ma meilleure amie, puisque je sais tout d’elle et elle sait tout de moi. Il y a bien une chose dont je suis sûr : je ne peux pas aller contre elle et j’ai besoin qu’elle soit de mon côté. Mais c’est une guerrière et elle manifeste toujours cette combativité pour moi, ce qui fait que j’ai beaucoup de chance ».

Travailleur, Sameh adore les chevaux : « J’aime beaucoup ce que je fais, et tous les jours je me dis que j’ai de la chance parce que les chevaux me donnent une raison de me lever le matin. Les chevaux ressemblent aux êtres humains et il faut les traiter comme des personnes, ce qui signifie qu’il faut réfléchir en permanence et ça me plaît. Trouver ce qu’il y a de mieux pour chaque cheval est un vrai challenge ». Il est toutefois réaliste, et sait que dans ce sport, on perd bien plus que l’on ne gagne, mais très compétitif, il s’efforce de gagner chaque épreuve à laquelle il participe. Il n’y a pas de doute qu’il aura cœur à bien faire aujourd’hui !

Rendez-vous à 19h15 heure française (11h15 heure locale) pour le Grand Prix !