La FEI suspend de nouveau Nadja Peter-Steiner
vendredi 28 février 2020

Nadja Peter Steiner
Nadja Peter Steiner © Eric Knoll

Après le contrôle positif à l'odesméthyltramadol de Saura de Fondcombe en 2017, une première suspension de neuf mois, un retour à la compétition provisoire et une nouvelle sanction, l'affaire de Nadja Peter Steiner n'en finit pas. Retour sur une nouvelle affaire de dopage des plus controversées...

C'est un nouveau coup dur qui s'abat pour la cavalière suisse, Nadja Peter Steiner. Sa crack, Saura de Fondcombe, avait été controlé positif à l'odesméthyltramadol lors du CSI 3*W de Tétouan du 5 au 8 octobre. De fait, elle avait écopé d'une première suspension provisoire de neuf mois en août 2018 mais cette dernière avait été levée par la Fédération Equestre Internationale suite aux éléments présentés par la défense. "Nadja Peter Steiner a été contrainte de laisser son cheval à un employé de l’organisateur du tournoi, un membre de la garde royale marocaine inconnu d’elle durant toute la remise des prix d’une durée de 30 minutes. Un photographe du concours a affirmé document à l’appui avoir vu le cheval lécher la main de cette personne durant la remise des prix (la photo est toujours en ligne sur le site de Studforlife, ndlr). Or, le tramadol est largement utilisé à mauvais escient dans le Nord de l’Afrique où il est considéré comme la cocaïne du pauvre. On sait que le fait de lécher la main dans une telle situation suffit pour provoquer un contrôle positif", avançait Maître Monika Gattiker, l'avocate de Nadja. 

Toutefois ce fameux employé n'a pu être retrouvé et son implication n'a pu être prouvée. Le tribunal de la FEI a donc fini par trancher en la faveur d'une suspension de deux ans à compter du 25 février (les neuf mois déjà purgés sont à décompter de cette période). "Nadja Peter Steiner n’a pas eu la possibilité de contacter cette personne. Et en contradiction flagrante avec la preuve photographique, la garde royale marocaine a prétendu dans un courrier d’avril 2018 que les employés de l’organisateur du tournoi n’avaient eu aucun contact avec les chevaux. Nadja Peter Steiner est donc rendue responsable d’un événement sur lequel elle n’a eu aucun contrôle", soutenait l'avocate. 

Si elle le souhaite, la cavalière peut toujours faire appel au Tribunal Arbitral du Sport (TAS) dans un délai de vingt-et-un jours. En attendant, la Suisse a d'ores et déjà reçu le soutien de bon nombre de ses pairs. Une pétition visant à remettre en cause cette suspension a même été lancée hier soir (voir ici).