Le doyen Albin donne la fièvre aux italiens
samedi 10 novembre 2007

Veille de Grand Prix à Fiera Cavalli et fièvre du samedi soir ! Dix sept cavaliers au barrage d’une belle épreuve à 1,50 avec 10 000 euros au vainqueur.

Bref tous motivés les pros du circuit d’autant que dans les derniers à partir on pointe Albert Zoer (Lincoln) et surtout Rodrigo Pessoa (Palouchim de Ligny) ou Ludger Beerbaum (Couleur Rubin)…

Juan Carlos Garcia et son fidèle Selle Français Albin III n’ont pas tiré le bon numéro. Troisièmes à partir. Ils s’élancent toutefois hardis, gaillards. Dans les tribunes la tension monte. Virages après virages, le vieux coude les jarrets à en toucher le sol mais ne rompt pas et signe un chrono qui malgré les ardeurs d’une quinzaine de poursuivants, jeunes et rompus au même exercice ne sera pas battu sans faute ! Le public italien est debout. Chauvin jusqu’au bout il sifflera à son habitude tous ceux qui tenteront d’améliorer la performance de leur chouchou !

A dix neuf ans, vingt dans quelques mois, le fils d’Hidalgo de Riou est un cas d’école. Lorsque Christian Hermon décide de s’en séparer il y a une dizaine d’années le cheval est une sorte de souffreteux qui fait plus pitié qu’envie. Un traitement de choc (on parle d’une bonne vieille saignée de grand père avec abcès de fixation et on en passe) et Albin retrouve du tonus. « Celui de sa mère qui était une pur sang » pense Juan Carlos Garcia qui sortait alors de quelques années passées à San Patrignano et fait l’acquisition du cheval sur ses petits fonds propres. « Les Hidalgo de Riou n’avaient pas une grosse côte… Albin est plutôt l’exception qui confirme la règle » conclut son cavalier qui prétend ne pas avoir la moindre idée de ce que son cheval a pu gagner dans sa carrière. En revanche, question émotions et palmarès il n’est pas avare de commentaires l’Italo-colombien : « 5ème en Coupe du Monde à Milan en 2003, 4ème en 2006 à Kuala Lumpur ; en tête au classement provisoire de la finale individuelle jusqu’au dernier tour aux JO d’Athènes, animateur des JEM à Jerez… ». Il faut l’arrêter ! Une vraie vedette qui bonifie toujours au fil des parcours d’une finale prétend Juan Carlos. Le secret de sa longévité ? « De l’extérieur, de l’extérieur, du paddock…C’est le moral qui compte. Quand il entre en piste il sait pourquoi ! » Jusqu’à quand ? « Vingt ans sûrement. Ce qu’il a encore fait facilement ici à Vérone, est encourageant. Après il me dira ! Le plus tard possible ».

Commentaires


DOMINIQUE C | 15/11/2014 16:16
bravo juan carlos tu es vraiment un homme de cheval qui respecte ses chevaux et tu tiens vraiment a eux.