Les Bleus à l’épreuve
samedi 29 mai 2004

arnhem bonneau
arnhem bonneau

2001, 2002, 2003… Trois années d’affilée l’équipe de France s’est imposée Place de Sienne. L’an dernier en terre romaine, Bruno Boucqsault, Michel Robert, Christian Hermon et Edouard Couperie avaient, sans hésiter, enfoncé le clou planté d’entrée à La Baule (CSIO) dans ce qui était alors la première édition de la Samsung Super League.

Et de s’élancer crânement les premiers n’avait pas nui à la suite de l’affaire. Jean Maurice Bonneau interrogé hier au lendemain de la quatrième et décevante place de l’édition 2004 en convenait : « l’an passé nous avions déjà pris une bonne avance au classement général ce qui nous a bien arrangé lors de la finale de Barcelone. Cette année on risque de devoir se battre dur jusqu’au bout » . Lucide l’entraîneur des Bleus et ce jusque dans l’analyse du déroulement et du résultat de la Coupe des Nations de ce vendredi éprouvant… La colère dépassée il admettait : « Ce qui vrai c’est qu’on ne s’était pas mis à l’abri en première manche. Pas un sans faute des deux Michel ( Robert et Hécart) que nous avions en piliers (Galet d’Auzay en ouverture et Kannan pour conclure NDLR) ça compromet d’autant ! Maintenant dans une Coupe des Nations c’est jusqu’au bout qu’il faut y croire et j’étais content de voir que ça s’emmanchait mieux dans la seconde manche, que les garçons ne baissaient pas les bras, que les autres pliaient sous la pression … Je visais le barrage ! C’était limite, mais on pouvait l’arracher aux forceps. J’y croyais. La preuve j’avais déjà envoyé Michel Robert repérer le tracé et préparer son cheval … ». Et l’entraîneur national d’admettre avec le recul : « Mais voilà on était en danger depuis le début de l’épreuve et on subissait tout le temps au lieu d’imposer le rythme de la course aux autres ». Conclusion ? « Quitte à prendre une claque autant la prendre de vrai, même si on ne peut pas nier qu’on a été cassé dans notre élan pour des raisons qui nous ont échappé, et d’en tirer toutes les conséquences ».

Seule consolation dans le tableau romain, les cinq Français engagés ( les quatre de la Coupe et Eugénie Angot avec Cigale du Taillis qui a pris une jolie seconde place dans un barème A avec barrage, vendredi matin) seront au départ du soixante douzième Grand Prix de Rome ce dimanche après midi. Au programme une longue première manche ( soixante engagés environ) et les quinze meilleurs environ pour la seconde qui fera donc la décision. Et un objectif inscrire la vingtième victoire Française du palmarès de l’épreuve !

Classement Samsung Super League après Rome :1) Allemagne 13 pts2) Pays Bas 11,5 pts3) Grande Bretagne 11 pts4) France 11 pts5) Etats-Unis 6 ts6) Belgique 5,5 pts Italie 5,5 pts7) Irlande 2,5 pts

Les 19 Français vainqueurs du GP de Rome1930 Henry Pernot du Breuil (Vermouth)1931 Henry Pernot du Breuil (Welcome)1932 Maurice Gudin de Vallerin (Vermouth)1933 Henry Pernot du Breuil ( Exercise)1934 Hubert de Maupeou (Esplatz)1948 Jean d’Orgeix (Sucre de Pomme)1950 Jean du Breuil (Tourbillon)1954 Pierre Jonquéres d’Oriola (Arlequin)1955 Pierre Jonquéres d’Oriola (Charleston)1980 Frédéric Cottier (Flambeau C)1981 Jean Marc Nicolas (Mador)1982 Frédéric Cottier (Flambeau C)1984 Frédéric Cottier (Flambeau C)1985 Michel Robert (Lafayette)1990 Pierre Durand (Jappeloup)1991 Hervé Godignon (Prince d’Incoville)1992 Hervé Godignon (Quidam de Revel)1999 Thierry Pomel (Thor des Chaines)2003 Bruno Broucqsault (Dilème de Cephe)

Légende photo: Bruno Broucqsault et Dilème de Cephe dans le Grand Prix de Rome 2003