Les Pays Bas prennent les bleus de haut
vendredi 28 mai 2004

rome2004-pays bas
L'équipe des Pays-Bas Ph. Paolo Biroldi

L’histoire retiendra que pour la première fois l’équipe de Hollande s’est imposée Piazza di Siena au terme d’une Coupe des Nations que l’on qualifiera de tendue et mouvementée

Elle ne retiendra pas en revanche la (« contre ») performance de la formation tricolore qui termine ex-aequo avec celles des Etats-Unis (quatre cavalières) et de l’Allemagne (trois) à la quatrième place derrière celles de Grande Bretagne et d’Italie. Difficile l’épreuve ? Treize sans faute dans la première manche et douze dans la seconde sur trente deux sorties à chaque fois… Quatre double sans faute ( Van der Vleuten, O’Connor, Skelton et Van Paeschen)… Difficile d’incriminer donc les parcours d’Uliano Vezzani le chef de piste qui signait il y a un mois les parcours de la Finale de Coupe du Monde à Milan. Météo agréable, piste de qualité, public enthousiaste, bref tous les ingrédients pour du beau sport avec juste quelques impondérables qui n’arrangent pas les choses comme cette interruption de compétition pour des raisons obscures de retransmission télévisée, alors que dans la seconde manche au terme d’un bel effort pour revenir dans la course, Michel Hécart et Kannan pour la France, pouvaient peut être contraindre les bataves à un hypothétique barrage.

Fin prêt à rentrer en piste, avec l’obligation d’assurer un sans faute pour revenir dans le match, le pilier des bleus était en effet renvoyé au paddock puis obligé de repartir, après quasi dix minutes d’arrêt sans information, à froid sur la piste… Résultat deux fautes sur les deux premiers obstacles du parcours avant de retrouver toute la hauteur nécessaire ! Frustrant certes mais, pour être honnête, l’affaire n’était pas engagée au mieux, pour l’équipe de Jean Maurice Bonneau, depuis le début de l’ étape italienne (la deuxième) de la Samsung Super League. Quand Michel Robert s’élance le premier avec Galet d’Auzay et malgré un très beau parcours revient avec une petite faute on peut y voir un mauvais présage ! Laurent Goffinet et le bondissant Flipper d’Elle HN l’imitent en effet. Seul Christian Hermon et Ephèbe for Ever Ecolit sauvent la mise dans cette première manche qui se solde par une cinquième place derrière l’Italie gonflée à bloc et l’Allemagne avec une équipe de troisième rang suivies de la Hollande qui se montrera têtue jusqu’au bout.

L’équipe de France a souvent connu une belle réussite à Rome. Sur le papier elle faisait cette année encore figure de favori. Elle n’a pas démérité ni inquiété. Le potentiel est assurément là mais les réglages, les finitions, pour le moins pas terminés. Un seul sans faute (12,5 %) sur huit tours –celui de Hermon qui n’a pas retrouvé ses marques dans la seconde manche- c’est en dessous de la moyenne de l’épreuve (39 % de sans faute, à savoir 25 sur 64 parcours) et cela explique donc tout . Mathématiquement s’entend !

Photos Paolo Biroldi