Nicolas Delmotte et Lucciano*HN survolent Dinard
lundi 04 août 2008

dinard8- delmotte
Nicolas Delmotte et Lucciano*HN © Julien Lavarec

C’est un Grand Prix sérieux qu’avaient tracé Olivier Billaud et Jean-François Morand, les chefs de piste.

« Nous avons voulu faire un Grand Prix aéré avec des séquences rapprochées, à l’image de ce que l’on peut trouver à Aix-la-Chapelle et Hickstead. Cette orientation est prise en accord avec Gilles Bertran de Balanda, car c’est avec ce genre parcours que nous préparerons le mieux les cavaliers au haut niveau international. » expliquait Jean-François Morand. Cette technicité était d’ailleurs confirmée par le vainqueur Nicolas Delmotte « pour moi le parcours valait bien un Grand Prix quatre étoiles ». Et pour cause les sans-faute furent longs à se dessiner dans cette épreuve en deux manches. Inès de Balanda était la première à trouver la solution avec Kikuyu du Coty, au terme d’un parcours énergique et maîtrisé. Inès était la première à déjouer les difficultés en restant dans le temps accordé, très serré.Finalement ils seront encore quatre à imiter Ines : Guillaume Foutrier/Klaire d’Honvault; Bruno Rocuet/Hastings; Kevin Staut/Castronom Z; et Nicolas Delmotte Lucciano*HN. D’autres couples écopaient de temps dépassé comme entre autre Florian Angot/First de Launay*HN ou Philippe Léoni/Lavillion.

En deuxième manche c’est parcours beaucoup plus roulant que les cavaliers devaient affronter. Le ton était immédiatement donné par Edouard Couperie et Jur Vrieling, crédités de quatre points en 1ere manche et qui signaient là un sans-faute rapide. Florian Angot, avec son point de temps dépassé au compteur assurait d’avantage et bouclait un sans-faute avec un First de Launay*HN qui a semblé en bonne forme (il avait remporté la deuxième qualificative). Finalement, c’est encore une fois Ines de Balanda qui signait un premier double sans faute plutôt rapide, mettant aissi la pression sur ses poursuivants. Bruno Rocuet renversait une barre, avant de laisser la piste à Guillaume Foutrier. Le cavalier du Nord lançait alors Klaire d’Honvault dans un parcours plein de panache et d’efficacité et signait un nouveau sans faute trois secondes plus rapides qu’Ines.

Pour autant Nicolas Delmotte et Lucciano*HN semblaient en mesure d’améliorer encore le chrono, tant le fils de Burgraaff avait semblé à l’aise dans le premier tour. Et pour cause, Nicolas partait vitesse Grand V, et enchaînait des sauts plus impressionnants les uns que les autres. Et à son tour il abaissait de près de trois secondes le précédent chrono de référence. C’est donc une victoire qui aura marqué les esprits que signe là le couple qui monte. D’ailleurs en sortie de piste, Gilles Bertan de Balanda félicitait chaleureusement Nicolas. « Ta deuxième manche était parfaite, Bravo Nico » concluait l’entraîneur national. Nicolas Delmotte également ne cachait pas sa satisfaction, après cette démonstration. « Le cheval a été génial, notamment en deuxième manche où j’ai pu aller très vite avec un cheval qui restait très en équilibre. Les prochains gros objectifs seront les CSIO de Madrid en septembre et les championnats de France en en Octobre.

Favoris incontestables du derby, Michel Hécart et That’s Life n’ont pas manqué leur coup en s’imposant. Pourtant, le couple renversait un obstacle et n’était pas à l’abri d’être dominé par un concurrent sans faute. Mais le sans-faute ne vient pas et Michel et son petit hongre Irlandais pouvaient signer un doublé historique entre le derby de La Baule et Dinard.

 

La « 6 barres » était une nouveauté à Dinard cette année. Et pour une première, la barre a d’ors et déjà été placée très haute. Sur les vingt-quatre engagés, deux franchisaient la barre mythique des 2m : le français Sylvain Frère et le hollandais Jur Vrieling. Alors qu’il restait encore un dernier passage, Sylvain choisissait d’en rester là afin d’économiser son fidèle Dashville de Sève. Jur Vrieling pouvait alors s’élancer seul à l’assaut du dernier passage, à 2,05m. Et c’est avec une aisance folle que VDL Emerton franchissait cette hauteur offrant la victoire à son cavalier. Une victoire d’autant plus belle, que Jur Vrieling à fait preuve de sportivité en tentant sa chance sur cette dernière ligne quand le simple fait de passer la ligne de départ lui aurait assuré la victoire.