Olivier Robert : "Je prends les choses au jour le jour"
vendredi 20 mars 2020

Olivier Robert
Olivier Robert © Eric Knoll

De retour du Sunshine Tour où il avait emmené quelques chevaux pour préparer la saison, Olivier Robert nous donne de ses nouvelles depuis ses écuries à Pompignac en Gironde.

Vous revenez d’Espagne où l’on vous a vu notamment sur Iléna de Mariposa, comment se passe votre évolution ?

Je l’ai dans mes écuries depuis maintenant deux mois et nous apprenons à nous connaitre. Je suis très satisfait de notre évolution, je n’ai raté qu’un seul parcours avec elle, sinon tout va bien et je la sens de plus en plus connectée à moi. Le fait de l’avoir montée en piste m’a permis de comprendre quels réglages faire. Le break imposé va nous permettre de travailler cela à la maison, en particulier les courbes à main droite qui m’occasionnent des problèmes de trajectoire. 

Justement, face à cette situation de confinement, comment vivez-vous la situation ? Comment vous êtes-vous organisé ?

C’est un arrêt sérieux du sport avec des mesures exceptionnelles, mais ces problèmes sont anodins comparés à d’autres situations plus graves. C’est certainement beaucoup plus problématique pour les cavaliers qui visaient les JO que pour les cavaliers intermédiaires comme moi car leur préparation est sérieusement impactée. Je prends les choses au jour le jour : les chevaux ont sauté tout l’hiver, ceux-là sont au repos. Je fonctionne au ralenti pour les autres, ils ne travaillent que deux jours sur trois. Cela permet de prendre plus son temps sur chaque cheval, d’aller plus en profondeur, c’est aussi très intéressant ! Nous fonctionnons avec un effectif réduit aux écuries : deux de nos quatre employées sont confinées chez elles, et les deux autres viennent à tour de rôle. J’ai la chance d’être chez moi et dans un magnifique environnement, l’important c’est d’être en bonne santé.

Thierry Pomel évoquait la possibilité de stage en effectif réduit, qu’en pensez-vous ?

Je serai bien sûr ravi de pouvoir y participer mais pour moi, ça n’est pas faisable car nous n’en avons pas le droit. J’ai d’ailleurs fermé mes écuries, les propriétaires ne peuvent plus venir monter leurs chevaux. C’est l’occasion de relire quelques classiques de D’Orgeix ou Michel Robert !

Vous avez aussi de jeunes chevaux, comment envisagez-vous la saison ?

J’ai quelques jeunes en effet mais nous avons réduit nos objectifs. J’espère que la finale de Fontainebleau sera reculée, peut-être d’un mois et demi afin de bien les préparer. Il faudrait aussi réduire le nombre de parcours nécessaires aux qualifications afin de ne pas surcharger les chevaux. 

Pour finir, comment se remet Tempo de Paban ?

Tempo est toujours en Hollande depuis quatre mois, il devait rentrer à la maison mais son retour est bien évidemment reporté. J’ai de très bonnes nouvelles : il trotte et galope et c’est très encourageant. Je n’osais croire à son retour en compétition mais les vétérinaires sont très confiants et cela en prend le chemin, c’est incroyable !