-->

Pius Schwizer : toujours plus...
samedi 16 mai 2009

la baule 9-schwizer
Pius Schwizer et Ulysse © Solène Lavenu

Pius Schwizer, quarantième mondial, a rugit une nouvelle fois pour la Suisse hier en remportant de belle manière le quarante sixième derby de La Baule avec Ulysse. Grâce à Jumping Vidéo, visionnez les parcours des vainqueurs!

Le parcours de Julien Epaillard

Après un double sans faute déterminant pour la victoire de son équipe la veille dans la Coupe des Nations avec Carlina IV, l’Helvète faisait cette fois confiance à Ulysse pour négocier les vingt et un obstacles nécessitant une trentaine d’efforts implantés sur les 1110 mètres de course.Pas sa première tentative puisqu’il terminait au troisième rang ici même l’an passé (Jamaica VIII) et quatrième en 2007. Ajoutons qu’il s’était imposé dans le fameux derby d’Hickstead en 2005 avec Coolman. Si Schwizer, 47 ans, a le vent en poupe des temps ci, c’est qu’il bénéficie du soutien d’un important propriétaire belge basé à Genève, Monsieur François Leiser qui, par le biais de sa société Pro Horse International, lui confie une dizaine de montures de haut niveau.

Rapide Schwizer commettait toutefois une faute comme Julien Epaillard (Commissario) deuxième, Eric Lamaze (Lord du Janlie) troisième ou Richard Spooner ( Pako) quatrième.Julien Epaillard qui considère Commissario « comme un bon deuxième cheval pour épaule Kanthaka » ne regrettait pas son choix tactique : « j’avais décidé d’assurer en priorité le sans faute. Sur la rivière mon cheval a déferré et il a probablement été perturbé dans ses appuis. J’étais un peu près sur l’oxer qui suivait (N°15), cela explique peut être la faute ». Pour la petite histoire Eric Lamaze troisième montait Lord du Janlie qui appartenait au père de Julien et qui lui fut vendu il y a peu. « Il ne lui a pas appris à galoper assez vite » ironisait le champion olympique. Pénélope Leprévost auteur d'un bon parcours signait un excellent chrono mais concédait pour sa part deux fautes avec l’entier Klotaire du Moulin.

Une belle épreuve, un exercice à part de plus en plus décalé par rapport à l’évolution du saut d’obstacles moderne. On put en juger par la photo d’ensemble. Comme dans un autre registre très à la mode ces temps ci, la règle des trois tiers peut être en effet appliquée pour ce type d’épreuves : un tiers des concurrents dans le coup, un tiers de figurants et le troisième tiers tout simplement hors du coup, ce qui ne veut pas dire sans mal ! Quelques chutes, parfois sévères, sanctionnaient les tentatives plus ou moins abouties. On pointera, en fin de parcours sur le double de banquettes séparées d’un « passage de route » (N°16), celles de Bertrand Pignolet (Marjolaine d’Elle) ou de Philippe Lejeune (vainqueur en 2003 avec Double 0 Seven), à deux doigts de l’emporter à nouveau, avec Leo du Prairial. Un obstacle « antique » pour les cavaliers d’aujourd’hui qui demande courage, équilibre et force de la part de leurs montures. Et c’est vrai que l’on en est à se demander, qui de l’évolution de l’élevage du cheval de sport ou de la capacité des cavaliers à appréhender ce que l’on appelait autrefois l’équitation d’extérieur, a le plus régressé.

Le mérite des organisateurs de la Baule, comme ceux d’Hambourg et d’Hickstead qui sont les seuls organisateurs internationaux de derbies dignes de ce nom est bien de ne pas céder aux modes. Le public en tous cas leur donne raison. Il avait envahi les abords du terrain pour assister au spectacle proposé.

Le parcours des vainqueurs: Pius Schwizer et Ulysse