Robert Smith bis repetita !
mardi 20 décembre 2005

londres2005-smith-kalusha RP GP
Robert Smith et Kalusha - Ph. Olympia- The London International Horse Show

En trente et un ans (1974) de l’histoire de l’Olympia, ils n’avaient été que quatre à faire le coup, à réaliser le fameux doublé : Grand Prix Coupe du Monde, Grand Prix de Londres.

Pour mémoire : Gerd Wiltfang en 1979, Johan Heins en 1980, David Broome en 1981 et Nick Skelton, pour la dernière fois en 1983… Plus de vingt ans que le public londonien (7000 spectateurs) reprend le lundi soir le chemin de l’Olympia, pour voir le vainqueur du week-end tenter cette passe de deux !

Robert Smith, vainqueur dimanche avec le hongre KWPN gris de treize ans Kalusha avait tiré le bon numéro. Dernier à partir de l’épreuve sponsorisée par le joaillier à la mode de la City, The Links of London … et sans faute à nouveau sur la manche initiale ; Dernier donc encore à s’élancer sur le parcours du barrage où Jessica Kurten et Castle Forbes Libertina avait pris la pole position. Sans trembler le cavalier du Warwickshire (Lowsonford), quarante quatre ans, digne fils du grand Harvey, déroula un parcours au cordeau et empocha l’affaire et treize mille livres qui s’ajoutaient aux vingt mille de la veille et permettaient d’oublier, le temps d’un tour d’honneur déchaîné, toutes les déceptions de la saison : à commencer par les blessures de ses chevaux de tête Springfield et Marius Claudius que Robert, escompte pouvoir remonter pour la finale de Kuala Lumpur.

Une soirée sans Français ou presque…. Si Hubert Bourdy, obstiné, n’était resté le dernier… Enfin le dernier cavalier français à Londres, une fois Philippe Leoni satisfait de sa petite performance dans le Grand Prix Coupe du Monde (2 petits points de bonification), de retour sur le continent. Hubert Bourdy qui ne voulait pas finir comme ça, sur une série de quatre points épuisants nerveusement. Seulement trente trois partants. L’occasion de conjurer le mauvais sort, de se « refaire », enfin surtout le moral. Gonflé comme toujours le Bressan. Mais pas la jument ! Comme la veille, Eve des Etisses s’est farcie le petit vertical près de l’entrée du paddock, histoire de signifier son enthousiasme, puis pour éviter de tomber dans l’habitude a descendu, sans l’air d’y toucher je vous jure, l’un des éléments du triple ! Huit points donc cette fois. Ficelé le cadeau de Noël ! Rendez vous à Leipzig mi Janvier !

Photos Olympia- The London International Horse Show