Rolf Goran Bengtsson fait cavalier seul
samedi 25 juin 2011

Rolf goran Bengtsson- Casall la Silla
Rolf goran Bengtsson et Casall la Silla © Scoopdyga

Jusqu’au dernier moment on aura espéré un barrage sur la piste du port de Fontvieille au pied du Palais princier. Certes Rolf Goran Bengtsson affiche une belle santé ces temps ci, notamment avec Casall La Silla avec lequel il s’était déjà distingué lors de l’étape d’Hambourg… Mais gagner sans opposition au barrage !

Unevictoire qui lui permet de se rapprocher de la tête du classement général du Global Champions Tour (5 ème avec 112 pts) désormais dévolue à Edwina Alexander (7 ème avec Cevo Itôt du Château et 155 pts) devant Ludger Beerbaum (151 pts) qui accusa contre toute attente trois fautes, avec Chaman, dans la seconde manche pour laquelle il s’était très facilement qualifié.

Une victoire prévisible tant le niveau de celui qui fut autrefois le cavalier « maison » de Jan Tops, lequel est aujourd’hui le promoteur du GCT, est patent. Mais gagner sans opposition au terme de la deuxième manche ouverte aux dix huit meilleurs de la première phase, était inattendu. Pas d’exemple depuis la victoire de Roger Yves Bost avec Idéal de la Loge à Cannes (2009) !Pour tout dire on aurait aimé (le public aussi) voir le Suédois affronter le dernier vainqueur de la Coupe du Monde (Leipzig)Christian Ahlmann avec Taloubet Z, mais l’Allemand s’est fait piéger par le chrono. Un point de temps dépassé ! On aurait apprécié, in fine, qu’il se mesure à Luciana Diniz, ultime cavalière à s’élancer sur le parcours, car elle avait signé lesans faute le plus rapide dans la manche initiale avec le formidable Winningmood. C’eût été un magnifique duel de stylistes ! Envain. Franck Rothenberger avait, sur cette piste improbable, tant ses dimensions sont minimales, tracé un parcours tiré au cordeau et parfaitement mesuré. Hormis Bengtsson, aucun autre des douze sans-faute de la manche initiale, pour en venir parfaitement à bout !

Ce qui fit l’affaire de quelques concurrents pénalisés d’une faute en première manche mais suffisamment rapides pour prétendre à la seconde comme Edwina Alexander et Itôt du Château et surtout Rodrigo Pessoa qui grâce à un nouveau sans-faute termina ainsi à la troisième place avec Let’s Fly, derrière Christian Ahlmann,comme il y a trois ans ici à Monaco (victoire de Richard Spooneravec Cristallo).

Kevin et Zeta de Hus trouvent leurs marques

Une mention aussi à l’Espagnol Manuel Anon Suarez, quatrième avec Baldo DS, qui fit d’ailleurs impression tout au long du parcours.

A l’inverse on assista, ce qui n’est pas courant à ce stade, à l’abandon de Denis Lynch (All Inclusive) et de Laura Kraut (nouveau refus de Cedric) en première manche et à quelques péripéties en seconde : élimination de l’Américaine Lauren Hough avec Quick Study, l’abandon inattendu de Billy Twomey numéro trois mondial ou encore un refus de l’une des icônes de ces dix dernières années, Shutterfly (Meredith Michaels-Beerbaum) qui renouait avec ce niveau de compétition.

Côté Français le seul parcours prometteur de ce Grand Prix du Prince de Monaco (48 engagés) fut celui signé par Kevin Staut avec Zeta deHus. Beaucoup plus détendue qu’à Leipzig ou à Cannes la fille de Zandor Z, onze ans, s’est exprimée de manière convaincante. Les deux fautes de la seconde manche n’ont pas dissipé la bonne impression produite dans la première. Julien Epaillard (No Name deSiva 9 pts) et Philippe Rozier (Randgraaf 8 pts) qui restait pour sa part sur une victoire quelques heures plus tôt avec Jalis de Toscane, faisaient donc quasi jeu égal. Roger Yves Bost aux prises avec Nikyta d’Elle préféra abandonner après sa quatrième faute ; Pénélope Leprevost l’imita, quelques minutes plus tard, avec Nenuphar’Jac.