Sarah Marcel Dirickx vole de victoires en victoires
samedi 11 juillet 2020

Sarah Marcel Dirickx et Bise de Rouet, victorieuses du Grand Prix Amateur Elite au Mans © Coll.

Lors du CSO du Boulerie Jump organisé début juillet, Sarah Marcel, 45 ans, s’est adjugée sept podiums dans les épreuves amateurs dont quatre victoires dans les Grands Prix. Bise du Rouet (Mozart des Hayettes) victorieuse du Grand Prix 1.25m est seconde, le lendemain, juste derrière une autre jument de Sarah, Trynytée des Aunetes (Allegreto). Sarah a bien voulu répondre aux questions de L'Eperon.

Quelle est votre trajectoire de cavalière?

J’ai été happée par la passion des chevaux très tôt. Il parait que j’ai prononcé le mot « dada » avant « papa ». J’ai débuté à poney à l’âge de trois ans et obtenu le galop 7 à 10 ans. J’ai ensuite participé aux championnats de France poneys en concours complet, dressage et saut d’obstacles. Lorsque je suis passée à cheval, je me suis consacrée au concours hippique et j’ai fait partie de l’équipe de France dans les catégories cadets, juniors et jeunes cavaliers.

Quelles sont vos plus belles performances ?

J’ai été vice-championne d’Europe par équipe « jeunes cavaliers » en compagnie de Julien Epaillard et Renald Angot, J’ai aussi terminé 4e du championnat de France seniors en 1 995.  Il faut dire que j’ai eu la chance de travailler en particulier avec Thierry Rozier, Hubert Bourdy et Eric Navet

Vous avez ensuite brutalement arrêté la compétition…

En effet, j’ai été très traumatisée par le décès brutal de mon cheval de tête, Telstar IV,  en 1996 alors que je figurais avec lui, sur la liste des présélectionnés olympiques. J’ai décidé de tout arrêter et de vendre mes quatre chevaux.

Que s’est-il passé ensuite ?

Je me suis consacrée exclusivement à mes études de droit. Je suis sortie major à la Sorbonne. Je suis partie travailler au Venézuela. J’ai commencé à remonter un peu à cheval, et, lors de mon retour en France en 2002, j’ai créé mon cabinet d’avocat à Laval. 

Vous avez ensuite renoué avec la compétition...

En effet, après mon second mariage et la naissance de mon fils en 2013, le virus m’a repris…J’ai maintenant dix chevaux de concours et je débute un petit élevage

Comment conciliez-vous cette passion avec votre métier d’avocate ? 

Je vis un rythme de dingue. De 6h à 22h, je me partage entre monter trois à quatre chevaux vers l’heure du déjeuner et mon métier… Mais, je vais faire un nouveau virage professionnel. 

Vous allez vous consacrer uniquement à votre passion ? 

Oui, J’ai décidé de vivre pleinement mon rêve. Je vais créer une écurie de concours à proximité du Mans et arrêter mon cabinet d’avocat. Je vais seulement continuer à donner des cours de droit à la Fac ou, à la demande, sur le droit équin. J’ai la chance que mon époux Pascal Bonhommet *, directeur du laboratoire Certivet et de sa filiale équine Lencare, soit aussi un passionné de chevaux

Quel est votre plus beau souvenir ?

Il y en a beaucoup mais le plus récent est indiscutablement la victoire de mon fils Charles, 10 ans, pour sa première compétition poney.

Quels sont vos objectifs sportifs ?

J’ai des jeunes chevaux qui ont le potentiel pour concourir sur 1.40m. Je vais continuer à les préparer tranquillement cette saison et,  j’espère pouvoir prendre une licence Pro en 2021                                                               

* Sarah précise : « Je m’appelle maintenant Sarah Marcel Bonhommet, mais, je n’ai pas encore pris le temps de modifier mon nom auprès de la FFE… »