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Théo Chehu, tout repenser et prioriser le bien-être des chevaux
lundi 09 mai 2022

Théo Chehu
Théo Chehu © Coll. / Héloïse Thébault

Il y a deux ans, du jour au lendemain, Théo Chehu a entrepris un changement qui est venu bouleverser son quotidien de cavalier mais aussi et surtout celui de ses chevaux : leur offrir plus d’espace et de liberté, s’affranchir des équipements contraignants et ainsi, donner la priorité à leur bien-être.

« Il y a deux ans, une jument quelque peu délicate à monter est arrivée dans mes écuries. Je ne savais pas trop comment m’y prendre avec elle, alors je me suis dit qu’il fallait que je change ma manière habituelle de faire. Un jour, je me suis réveillé et je me suis dit qu’il fallait que cette jument aille le plus souvent possible dehors. » Un déclic qui, comme le souligne Théo Chehu, en a entraîné de nombreux autres. Tous dans la même idée : améliorer le bien-être aussi bien physique que moral de ses chevaux, en retournant aux bases et en misant sur la simplicité. « Le matin même, j’ai donc mis cette jument au paddock avec les ânes des écuries et sans aucune protection au niveau des membres. Deux choses que je ne faisais habituellement jamais », précise Théo Chehu. Le changement était en marche. Désormais, tous les chevaux du cavalier installé au centre équestre de Conches vont au paddock deux par deux, pendant plusieurs heures chaque jour, sans guêtre ni cloche. « Comme beaucoup, avant cela, je protégeais énormément mes chevaux de peur qu’ils se blessent et ils ne sortaient que trop peu. Aujourd’hui, je fais chaque jour le constat qu’il n’y a jamais d’accident ni de coup de pied ni quoi que ce soit d’autre », assure Théo Chehu, qui a également revu tout son planning quotidien. Au programme désormais pour ses chevaux : paddock, marcheur et travail monté le matin avec quelques minutes de marche en extérieur avant ou après la séance, marcheur l’après-midi et liberté le soir. Et les bénéfices de cette nouvelle organisation sont indéniables. « Aujourd’hui, avec toutes ces sorties, je sens vraiment que je n’ai plus besoin de les monter aussi longtemps. Ils sont tout de suite beaucoup plus disponibles, relâchés, nettement moins raides qu’un cheval qui passe sa journée au box. De toute façon, un cheval n’est assurément pas fait pour vivre dans un box », assure le cavalier.

Si, à Conches, les chevaux de Théo Chehu ont ainsi vu leur quotidien modifié, ils n’ont pas été les seuls. Les chevaux et poneys d’instruction également ! Depuis un an, tous passent la nuit au pré, en troupeau. « Ça les a changés, eux aussi. Ils sont bien mieux dans leur tête et désormais beaucoup plus calmes lors des cours avec les enfants », assure le cavalier et enseignant.

La suite de cet article est à découvrir dans le numéro 416 de L'Eperon Hebdo (paru le 4 mai 2022), disponible sur notre boutique en ligne.