Un fauteuil pour deux !
jeudi 12 octobre 2006

angot-ilostra
Eugénie Angot et Ilostra Dark - Ph. Cosinus Prod

Demain la Norvège lancera la première des treize étapes européennes du circuit coupe du monde. A Oslo comme à Helsinki (Finlande) la semaine suivante, Eugénie Angot, sera notre seule représentante. La France ne bénéficie plus que d’une place que se partageront deux cavaliers jusqu’à la fin de l’année.

C’est sur la troisième étape, Vérone (10-12 novembre) qu’apparaîtra un postulant inattendu Simon Delestre. « Il faut miser sur l’avenir et la jeunesse, sa belle saison avec Inédite de Balme justifie sa place », lâchait Jean-Maurice Bonneau pour expliquer son choix. Donc, à moins de wild cards - dont l’inflation fait d’ailleurs frémir : acheter une table VIP ne suffit plus, mieux vaut prévoir de sponsoriser une épreuve pour s’assurer d’emporter les enchères démentes dont sont l’objet cette petite dizaine d’invitations - la France n’aura qu’une place tout au long de la saison. La raison le classement mondial, un français (Jean-Marc Nicolas) dans le TOP 60 en août égal une place.

Et la saison indoor sera d’autant plus dure qu’à l’exception de quelques organisateurs qui inviteront gracieusement (!!!) quelques tricolores (Genève prévoit par exemple d’inviter Eugénie Angot et sans doute Michel Robert en plus de la place attribuée à Simon Delestre), elle ne bénéficie plus que d’un concours à domicile. On s’attendait à ce que le retrait de Berçy du calendrier donne lieu à un remplacement, mais finalement le duel attendu Lyon- Paris (Porte de Versailles) s’est soldé par un match nul cette année. Donc, là où les Bleus pouvaient tabler sur une vingtaine de places en deux étapes, ils ne seront plus qu’une dizaine à pouvoir tenter d’engranger des points à Bordeaux (1er-3 février) en perspective de la finale de Las Vegas (19-22 avril). De précieux points qui sont un argument de poids pour espérer courir l’une des trois épreuves après la halte bordelaise. Malheureusement donc, des couples en vue et en demande d’expérience comme Julien Epaillard/Icare du Manet, Stéphan Lafouge/Gabelou des Ores, Reynald Angot/Jarnac, de plus aguerris comme les finalistes 2005 et 2006, Philippe Léoni/Cyrénaïka, et donc l’équipe de France au sens large resteront coupés tout l’hiver du circuit haut niveau de référence. Heureusement, à défaut de label Coupe du monde, Lyon (3-5 novembre) et Paris (1er au 3 décembre) nous offriront deux CSI***** qui s’annoncent très relevés.

13-15 octobre Oslo (Norvège) 19-22 octobre Helsinki (Finlande) 10-12 novembre Verone (Italie) 15-19 novembre Stuttgart (Allemagne) 7-10 décembre Genève (Suisse) 13-19 décembre Londres-Olympia (Grande Bretagne) 26-30 décembre Mechelen (Belgique) 18-21 janvier Leipzig (Allemagne) 25-28 janvier Amsterdam (Pays Bas) 1er-3 février Bordeaux (France) 8-11 février Vigo (Espagne) 22-25 février Goteborg (Suède) 22-25 mars S’Hertogenbosch (Pays Bas) 13 au 22 avril Las Vegas (Etats-Unis)