Lambert Leclezio, l'atout de sa discipline ?
vendredi 08 avril 2022

Lambert Leclezio
Lambert Leclezio © Les Garennes

Le voltigeur d’origine mauricienne, naturalisé français fin 2016, Lambert Leclezio, participera cette semaine à sa première finale Coupe du monde, à Leipzig. À quelques jours de l’échéance, nous avons voulu connaître les objectifs et les projets de celui qui mettra un terme à sa carrière sportive à la fin de l’été.

Un peu à la manière d’un Rafael Nadal ou d’un Lewis Hamilton, le voltigeur Lambert Leclezio, qui fêtera ses vingt-cinq ans le mois prochain, a tout gagné. Ou presque. Depuis ses débuts en compétitions internationales, en 2011, il a remporté dix-sept des vingt-six évènements auxquels il a pris part, raflant au passage trois titres de champion du monde (Le Mans en 2016, Tryon en 2018, Budapest en 2021) et un titre européen, acquis en 2019 à Ermelo. À bien y réfléchir, il ne manque plus à son palmarès qu’une victoire en finale Coupe du monde, compétition à laquelle il n’avait, jusqu’à maintenant, jamais participé.  Mais cette semaine, il prendra part à celle de Leipzig, dont les hostilités débutent ce jeudi 6 avril et se terminent le dimanche 10. Bien sûr, une victoire ne se refuse jamais, mais Lambert y vient avant tout pour préparer une autre échéance : les championnats du monde, qui se tiendront à Herning, au Danemark, en août prochain. « Je ne me mets pas la pression en me disant que c’est une finale de Coupe du monde, qu’il faut être bon, que le cheval doit être au top, etc. », précise le voltigeur. « On fera de notre mieux de toute façon, mais on ne va pas pleurer si on ne gagne pas. Je vois Leipzig comme un concours important bien sûr, mais qui reste une étape de préparation pour Herning. »

D'une bonne préparation...

Depuis deux ans, Lambert et son longeur, Loïc Duvedu, écuyer au Cadre noir, ont dû se creuser les méninges pour se préparer pour les grandes échéances, mais surtout pour préparer Estado*IFCE (Spielberg, KWPN), hongre KWPN de treize ans qui ne s’était jamais essayé à la voltige avant de croiser la route de Lambert il y a trois ans. Avant les championnats du monde de Budapest l’été dernier, Estado n’avait fait que deux concours internationaux. « Quand il est arrivé aux Mondiaux, il était encore dans la découverte de ce qu’était le concours, la pression, le public, les gens qui applaudissent », raconte le voltigeur. Depuis, Loïc et lui ont « essayé de le garder dans cette ambiance de préparation de compétition, de démonstration » en le faisant « changer au maximum d’environnement ». Participations aux matinales du Cadre noir, mises en situation dans les divers manèges de l’IFCE, démonstrations lors de séminaires d’entreprises au Pôle européen du cheval du Mans ou entre deux épreuves d’un Grand National… La paire a saisi le maximum d’opportunités pour apprendre à Estado son métier. « On a eu une bonne saison hivernale de préparation avec un cheval qui a pris de l’expérience pour la saison qui arrive. Il a réussi à nous montrer qu’il avait une très grosse évolution par rapport à l’année dernière, concernant le calme et la sérénité qu’il dégageait », souligne Lambert.

La suite de cet article est à découvrir dans le numéro 412 de L'Eperon Hebdo (paru le 6 avril 2022), disponible sur notre boutique en ligne.