AG de l’ANSF : dans le mouvement en avant
mercredi 06 mai 2009

ansf-ag
Ph. ANSF

Yves Chauvin a fait le bilan lors de l’AG du 4 mai de deux ans de mandat d’une nouvelle équipe qui n’est pas restée les deux mains dans les poches.

Elue en mars 2007, l’équipe dirigeante de l’ANSF (Association nationale du Selle Français) présidée par Yves Chauvin a mené, lundi 4 mai, tambour battant l’Assemblée générale de cette association, faisant le bilan de deux années de travail avant les élections qui reviendront dès l’an prochain, déjà. Beaucoup de choses à dire, beaucoup de choses à prévoir, pour une équipe visiblement tellement avide de projets que le temps semble toujours manquer : y compris en cette journée menée – le président s’en excusant finalement – « au pas de charge » ! Tant et si bien que, lors de la courte AG extraordinaire qui précéda l’AG ordinaire, il fut procédé à des modifications des statuts qui font passer notamment le mandat des administrateurs de trois à quatre ans (mesure non rétroactive qui s’appliquera aux prochains élus et ne prolonge pas le mandat des élus actuels). Une autre modification des statuts permettra par ailleurs l’organisation des élections par correspondance (à bulletin secret et en présence d’un huissier).

Le rapport financier a fait état de capitaux propres toujours dans le rouge en termes comptables mais en voie d’amélioration. L’équipe actuelle avait dénoncé l’utilisation immédiate et non échelonnée, par l’équipe précédente, des sommes récoltées pour le Programme d’élevage des juments, ce qui l’obligea à régulariser la situation dans les écritures comptables en inscrivant un passif de l’ordre de 500 000 euros. Elle s’efforce depuis de rétablir l’équilibre, affichant un passif des capitaux propres passé de – 459 256 euros à - 234 905 euros. L’aide des Haras nationaux est restée stable en 2008 à 390 000 euros, le fonds Eperon s’est montré, lui, plus généreux en soutien des projets présentés (passant à 222 000 euros, dont 92 000 pour le congrès annuel de la WBFSH accueilli l’an dernier à Lyon), et surtout l’ANSF est parvenue à faire passer ses produits d’exploitation de 225 610 euros à 607 253 euros (+ 30 % d’engagements en épreuves, labellisations des poulinières, agréments étalons, partenariats…). La cotisation volontaire de 50 euros par poulain, lancée cette année, n’entre pas dans ces comptes.

Le rapport d’activité 2008 a fait la récapitulation des nombreuses actions mises en place ou engagées : le regroupement des sections A et B du stud-book, la possibilité d’inscrire à titre initial les CS (chevaux de selle) et OC (origine constatée), le changement de règlement des concours d’approbation des étalons (approbation provisoire pour un an des 2 ans, pour sept ans des 3 ans et plus, saut monté pour les 3 ans, testage et labellisation des 3 ans). En ce qui concerne la voie femelle, le vice-président Bernard Le Courtois a fait état du projet de promotion de la jeune génétique, grâce aux modifications, toujours en cours, de la répartition des aides d’Etat. A ce sujet, Charles de Certaines, représentant le ministère de l’Agriculture, a confirmé la suppression de la prime aux naisseurs, ajoutant que le ministère accédait à la demande de l’ANSF que le montant de cette aide ne s’évapore pas mais vienne s’ajouter à l’enveloppe de la prime PACE (dont le calcul devrait être modifié pour être directement indexé sur les indices de performances). Jean-Baptiste Thiébot s’est félicité, lui, que les éleveurs aient obtenu de la part de l’INRA un nouveau mode de calcul, justement, de ces fameux indices de performances (ISO, ICC, IDR, etc.). Ce qui n’empêche pas l’ANSF de rester fâchée avec l’indice génétique BLUP et d’ignorer totalement cet outil - et par là-même de la valeur génétique mâle - dans ses processus de sélection des géniteurs…L’ANSF a également fait des efforts dans la formation des juges et précise que la grille de jugement 2009 sera révisée de manière à accentuer la recherche et la valorisation du chic et de la locomotion. En ce qui concerne la communication et la promotion, le magazine « Le Selle Français » - avec son hors-série « Guide des étalons » - a été lancé en 2008 grâce à l’aide, là encore, du fonds Eperon, et le site internet (www.sellefrancais.fr) a été amélioré. Surtout, le projet de site d’engagements pour les concours d’élevage, commun avec les autres races françaises de chevaux de sport, a vu le jour. Calendriers, programmes, engagements et résultats sont désormais accessibles sur www.francechevaldesport.fr . Le paiement en ligne de ces engagements ne sera toutefois possible en 2009 que pour les finales des concours étalons ; les autres le seront à partir de 2010. Yves Chauvin a rappelé, en conclusion du rapport d’activité, que toutes ces actions ont été menées par une association composée d’un staff de quatre personnes seulement et que, bien plus que dans les grands stud-books étrangers, tout repose encore énormément sur le bénévolat malgré le doublement en 2008 du chiffre d’affaires net (produits d’exploitation, hors subventions).

La suite de la journée s’est organisée autour de moments dédiés à des « informations sur notre filière » : Alain Dassonville sur le fonctionnement du fonds Eperon, François Roche-Bruyn et le regroupement HN-ENE, Marc Damians et le projet de « Maison du cheval de sport », future transformation de la SHF en maison mère, et Marianne Dutoit évoquant l’importance pour tous d’adhérer à l’association en cours de création grâce à la FNC pour mutualiser les coûts de l’équarrissage qui vont littéralement exploser à partir de juillet du fait du désengagement de l’Etat. Cette journée marathon s’est conclue l’après-midi par une table ronde sur le testage des jeunes étalons en présence de cavaliers, de Serge Cornut, de Bernard Maurel et de Nicolas Blondeau, puis par l’intervention de Charles de Certaines, qui a notamment confirmé le soutien du Ministère au projet de maison mère autour de la SHF.