Des idées de sorties nature en Camargue
mercredi 23 mai 2007

camargue7
Ph. F. Chevallier

L’envie de partager leur passion, leur amour du terroir pour le faire connaître au plus grand nombre telle a été la mission des camarguais du 3 au 9 mai.

Le but de cette manifestation était également de faire prendre conscience certes de la richesse mais aussi de la fragilité des différents milieux visités, marais, étangs, roselières ou pâturages inondables- de sensibiliser et donc d’éduquer le grand public aux notions de respect et de protection de l’environnement lors de visites, à pied, à cheval, en charrette…

Ainsi, dans le Centre du Scamandre, situé en petite Camargue gardoise qui couvre une superficie de 215 ha, la découverte du site a été assurée par « Indice » cheval de trait poitevin mené par Jean Clopes, éleveur de chevaux pour une visite guidée en charrette, à la manière des sagneurs- paysans qui coupent les roseaux (sagne en provençal).

Lorsque ceux-ci exploitaient les roselières jusque dans les années 50. C’est donc au rythme de ce « lourd » sur un chemin empierré qui longe tout le parc que peu à peu s’est dévoilée la grande diversité de ce milieu où vivent chevaux et taureaux où l’on côtoie au fil des saisons et des migrations plus de 100 espèces d’oiseaux. Dans la roselière – la plus grande roselière exploitée en Europe de l’ouest- vit le farouche Butor car le centre possède la plus importante héronnière de France, où l’on peut pénétrer grâce à un parcours sur pilotis.

Le sentier porte même le nom de ce superbe oiseau. Plus loin, lors d’un arrêt au Belvédère, la vue sur la vaste roselière et sur les étangs donne l’ampleur de la diversité et de la beauté de ces milieux.www.camarguegardoise.com

La virée de la Grand Bouche à Port saint Louis du Rhône, avec les 28 membres de l’association,- tous amoureux du cheval, mais non professionnels - les « Cavaliers saint Louisiens » et Anne Grillard (monitrice diplômée du centre équestre du Grand Peloux) se voulait une invite à partager un moment privilégié afin de faire découvrir « le dernier bastion sauvage où l’on peut encore emprunter des sentiers à cheval sans avoir à demander d’autorisation ».

. Un environnement encore préservé, ouvert, sans clôture, tout à fait authentique dont les organisateurs de cette « virée » ont voulu montré les richesses à cheval. Permettant ainsi un accès à des zones difficilement, voire inaccessibles, sans montures. « Le meilleur moyen de préserver notre environnement et les traditions camarguaises c’est de les faire aimer et partager au plus grand nombre dont les jeunes générations » c’est ce qui motive le président de l’association Patrick Masson.

La balade de 16 kms, au départ du parc du festival de la Camargue permettait de pénétrer dans plusieurs environnements, tout d’abord en longeant le Rhône, puis traversée le pont écluse et les marais du Napoléon. La plage Napoléon, lieu du pique-nique offrait encore aux cavaliers, une vision sur un espace sauvage sans habitats, si ce n’est un poste de secours. Ouverte aux cavaliers et leurs montures, toute monte et toute race, la balade était également proposée aux amateurs qui ont pu profiter du parcours (1/2 journée ou journée complète) en montant des chevaux sélectionnés par Anne Grillard. La jeune cavalière possède une écurie et a encadré la sortie accompagnée de ses jeunes et déjà professionnelles élèves. Déjà amoureuses de leur territoire et passionnées de chevaux les jeunes cavalières ont participé activement au travail d’organisation des journées du festival auprès de leur monitrice. Démontrant que la jeune génération est impliquée dans la sauvegarde de leur patrimoine.