Le T.D.S.O en images
jeudi 06 mars 2008

TdSO-1
Le premier saut du TDSO - Ph. Eric Fournier

L’entraînement au TDSO (Test de Disponibilité à l’obstacle) qui s’est déroulé Mardi 4 Mars sur la carrière du CPE permettait aux 4 ans de prendre leurs marques sur cette nouvelle configuration d’épreuve.

Retour en images et commentaires sur une répétition qui s’est globalement bien déroulée et qui enregistrait une participation légèrement en decca des espérances des organisateurs ADECNO – A.E.C avec environ 70 parcours.

Impliqués dans l’organisation pour l’Association des Ecuries de Concours de Basse Normandie, Antoine Courpied et Philippe Epaillard livrent leurs impressions « D’un point de vue réglementaire, nous avons le sentiment que les cavaliers n’ont pas pris toute la mesure de ces épreuves qui vont compter dans le quota des tours à 4 ans.

Il faut être conscients que 2 parcours TDSO sont désormais obligatoires dans le cursus de formation du 4 ans. Du point de vue de l’exécution de l’exercice, il nous a semblé important de soigner les transitions car c’est l’attitude au moment du passage obligatoire qui est jugée. Cet exercice nécessite de la rigueur et une exécution parfaite de l’enchaînement des détails...et une petite dose de concentration. Par exemple l’arrêt doit être franchement marqué. Il faut donc se renseigner sur le cahier des charges du dispositif afin d’éviter de prendre bêtement des points de malus. Avouez qu’il serait quand même fort dommageable pour un bon mâle qui collectionne les sans faute avec l’objectif de 14/14 de ternir son palmarès par un TDSO imparfait par manque de répétitions ou de rigueur !».

Les témoignages que nous avons recueillis font apparaître que ce dispositif ne peut pas nuire aux bons chevaux et qu’il participe grandement à la disponibilité du très jeune sujet en début de formation et à l’acquisition de quelques règles de base en parcours.

Fabrice Paris commente « C’était une nouveauté à la fois pour mes chevaux, mon cavalier et moi. Nous avons trouvé ces répétitions bénéfiques et intéressantes. Nous avons constaté que les chevaux s’y soumettaient volontiers et facilement dés le second parcours. Normal ! Le premier tour est forcément une découverte. Le tracé est simple, logique il s’effectue sans pression mais nécessite d’être concentré ».

Simon Duquesne a passé deux 4 ans. Il témoigne «Les exigences de l’exercice sont conformes aux acquisitions de base que doit intégrer le plus novice des 4 ans dans son travail quotidien....tourner à droite puis à gauche, galoper sur le bon pied, passer progressivement du galop au pas puis à l’arrêt, repartir. Quant aux sauts, les quatre premiers s’enchaînent comme sur un parcours des plus classiques ».

Rudy Cock en a profité pour découvrir le dispositif avec 3 chevaux « Après avoir enchaîné plusieurs tours, le cahier des charges me semble tout à fait surmontable si tant est que votre cheval est calme en avant et droit pour sauter des obstacles faciles. Je constate que le saut de puce n’a posé aucune problème et que tous l’ont franchi le plus naturellement du monde...ensuite il ne faut pas relâcher son attention et bien respecter ce qui est décrit dans le protocole ».

En tant qu’observateur extérieur, nous avons objectivement constaté que dés le second tour, les chevaux se prêtaient parfaitement à l’exercice. Nous avons aussi constaté que les cavaliers les plus sceptiques sur la légitimité du TDSO révisaient leurs jugements après quelques passages. Ainsi entendait on « C’est vrai que les chevaux sortent relâchés...nous devrions en tirer un bénéfice pour les tours qui suivent. Cette recherche de disponibilité devrait rendre la commercialisation plus facile... ».

Côté jury, les commentaires, les échanges d’appréciations, les divergences....et finalement les convergences ont fini par faire l’unanimité et la présence utile de quelques cavaliers professionnels au jury a permis de valider qu’on était bien sur les mêmes critères d’appréciation. Exercice bénéfique pour tous, des commentaires étaient donnés au cavalier qui pouvait améliorer sa performance sur une seconde tentative. Un protocole précisant les malus était délivré à la demande.

Alain Larsonneur, juge normand à l’œil affûté commentait sa vision de sa fonction sur le TDSO « On estime l’exécution à 80’’par couple, ce qui nécessitera une organisation appropriée sur la durée, une équipe de juges renforcée, notamment pour passer des relais au bout de 2 heures environ afin de conserver la meilleure concentration et garder toute notre objectivité pour évaluer le déroulement du TDSO. Ce jugement nécessite une attention bien supérieure à un parcours de CSO classique ».