Le colonel Jacques de Boisfleury s'est éteint
mardi 27 janvier 2009

boisfleury
Le Colonel de Boisfleury © Les Garennes

Le jeudi 22 janvier, dans l’intimité familiale à laquelle s’était associée une délégation des amis du Cadre Noir, fut inhumé le colonel Jacques de Boisfleury, ancien écuyer en chef du Cadre Noir.

Succédant au colonel de Saint André, le Colonel Jacques de Boisfleury avait été nommé écuyer en chef en décembre 1972. Il dirigeait sa dernière reprise au carrousel de Saumur (juillet 1974) et se retirait à Arradon près de Vannes dans une villa baignée par la lumière du golfe du Morbihan.Sa sépulture a été marquée par trois allocutions lui rendant un dernier hommage. Nous reprenons ci-dessous le texte du Général Pierre Durand qui fut lu par le colonel Dominique Sigward (Cadre Noir)

"Mon Colonel,Ce fut un honneur de servir sous vos ordres. C’en est un aujourd’hui d’évoquer sobrement votre grand souvenir, en l’absence de frères d’armes plus qualifiés.Car c’est bien la vocation de soldat qui domina votre existence. Dès le conflit mondial vous êtes sous le harnois. Puis en Indochine et en Algérie vous cumulez de douloureux faits d’armes. La cravate de commandeur vient couronner vos audaces. Lorsque le général de Boissieu vous la remet au carrousel 1974, vous êtes l’écuyer en chef de l’Ecole Nationale d’Equitation encore balbutiante. Votre élégance martiale en tête de reprise, sur le cheval Lumineux mis par votre maître le colonel Margot, conclut votre carrière sportive jalonnée par les succès d’Ibérie et de Gare à Lui notamment. Leur style et le votre ayant séduit les étrangers, les Iraniens sollicitent votre assistance technique pour bâtir un centre équestre modèle dont la modernité fonctionnelle contraste heureusement avec l’architecture militaire digne d’un poste de la conquête Nord Africaine.Homme de guerre, homme de cheval, vous étiez aussi homme de cœur dont l’abord altier masquait un moment la sensibilité d’artiste et la générosité d’aristocrate.Puisque vous le souhaitez ainsi, nous ne poursuivrons pas l’éloge du chef prestigieux que vous fûtes, mais lorsque votre âme prendra son essor dans le ciel de Vendôme, l’immense cohorte des cavaliers vivants et morts saluera du sabre sur son passage.