Le western prend une tournure fédérale
vendredi 14 mars 2008

reining-illustr HD bis
Ph. Scoopdyga

Le règlement des compétitions Western et la mise en place des galops s’accompagnent d’avis divergent. Les « pour » et les « contre » font parler de cette équitation et c’est pour son bien.

Le Western a fait son entrée à la FFE. Cette dernière a tenu à conserver ses directives propres en particulier pour rendre le petit niveau très accessible pour retrouver ensuite les spécificités techniques inhérentes. Il n’est pas question, précise Pierre Ollivier en poste à la DTN : « d’égratigner la culture Western. Ses bases sont établies de longue date par les passionnés qui ont introduit le western dans l’Hexagone et correspondent aux principes du berceau Américain. Il nous a paru essentiel de faciliter l’initiation. Par exemple, elle justifie de faire les premiers pas, voire passer un galop sans adopter d’office la selle Western. Voyez le dressage, les prémices se font avec un matériel mixte. D’ailleurs, il existe des épreuves Western pratiquées en selle anglaise ».

C’est Guy Duponchel, entraîneur national de Reining qui a apporté son concours pour égrener le contenu des galops. Pierre Ollivier, a su faire respecter le programme fédéral commun à toutes les disciplines et le spécialiste Western a confirmé les spécificités. Un exemple, le reculer prend place au cœur des galops Western plus tôt que dans le classique. L’AFEW (Association Française d’Equitation Western) avait en son temps étayé les bases. Elles sont aujourd’hui ajustées et reformulées avec un accès élargi. Tous les enseignants, muni d’un code examinateur, pourront faire passer les galops jusqu’au niveau 4. L’évaluation, qui s’accompagne d’une notion de responsabilité, sera assurée par les enseignants déjà spécialisés mais la liberté pédagogique permet également de faire appel à un spécialiste extérieur (AQA, BPJEPS, BE). Pierre Ollivier précise encore : « Le western est encore peu développé dans les clubs. Il est temps d’effacer les cloisonnements et voir plus loin dans l’échange entre les disciplines. Quelques BEES 1 se sont spécialisés et les premiers BPJEPS, option Western sont sur le terrain. L’accès à la formation se met en place ».

A l’issue d’un premier stage de formation sur le règlement général et les points propres au Western, la FFE a intégré six techniciens fédéraux Western pour assumer le jury des premières compétitions FFE. La première DUC Western (concours organisé à Etrechy, 91) est aujourd’hui sur le site ffe.com. Ces techniciens sont chargés d’assurer la formation intiale de leurs homologues. Emmanuelle Schramm, qui suit le dossier Compétition Western à la DTN précise à ce propos : « les premières initiatives en matière de compétition voient le jour. Les protagonistes Western sont courageux car ils manquent d’habitude dans les rouages des services fédéraux. Nous les aidons de notre mieux à la DTN pour démêler l’écheveau du règlement et de l’enregistrement. Nous espérons faire un travail constructif dans ce sens ». De son côté, le haut niveau trouve également un aboutissement fédéral. Le premier stage du Groupe France a eu lieu dans les installations de Guy Duponchel, entraîneur national. Cinq postulants étaient présents : JP Arrot, Y. Fromont, L. Duponchel, et S. Weber. Ils forment la trame du Groupe pour la saison 2008. La détection de nouvelles recrues se fera au fil des concours afin de faire évoluer le groupe vers un potentiel plus important pour les saisons à venir. « Nous devons mettre en place une véritable synergie Reining et insuffler l’envie et la compétitivité chez nos cavaliers » confiait Guy Duponchel. L’équipe se mettra en jambe à la mi-mars lors du CRI de Mooslargue avant de tenter de se qualifier (score minimum de 71 imposé par le DTN) sur les prochains CRI en vue du championnat du Monde de Septembre à Manerbio (Italie). Les cavaliers seront également conviés lors de deux stages, en mai avec la présence d’un entraîneur américain puis en Août en principe à Lamotte-Beuvron si les aménagements nécessaires ont pu être réalisés ».