Loisir et haut niveau
jeudi 01 janvier 1970

LePautremat
Nelly Le Pautremat - Ph. Claude Bigeon

La trente et unième édition du Salon du cheval de Paris se tiendra avec l’envie d’attirer au moins autant de visiteurs que l’année dernière autour des 180 000 (précisément 174 374).

Chaque année, le Salon du cheval de Paris est l’occasion pour les professionnels et les particuliers de se retrouver autour de leur même passion. Mais comme le souligne Christian Patria, le directeur du CENECA propriétaire du Salon du cheval de Paris : « C’est un salon grand public où vient surtout l’amateur qui pratique l’équitation en France. Ce n’est pas un salon professionnel. C’est un outil de promotion du cheval. On peut toujours améliorer les choses, mais il est apprécié car il y a en permanence des animations très diverses ».

Le Salon du cheval de Paris 2002 s’affiche avec un superbe étalon pur-sang arabe, mais cette année, c’est l’équitation loisir qui sera mise en avant. Après l’enquête réalisée en 2001 auprès des visiteurs (grand public), les organisateurs ont constaté que 47 % viennent aussi pour le tourisme équestre. « Cela fait partie des valeurs actuelles de bien-être et de bien vivre, commente Nelly Le Pautremat, la directrice du Salon de Paris. C’est une tendance très marquée. » Ainsi pour la première fois, un circuit de randonnée équestre d’environ 150 m réalisé dans l’enceinte du hall 7 permettra aux adultes de s’initier à l’équitation d’extérieur. Inutilisable pour cause de vétusté (reconstruction pour 2003), l’ancien hall 5 est remplacé par ce hall 7 au fond du Parc des expositions qui accueillera tout ce qui concerne le tourisme équestre, mais également l’équitation western, la maréchalerie, l’Espace enfant, la Maison de l’âne, le Village du cheval de trait, les véhicules hippomobiles et les organisateurs de paris hippiques.

Cette année, ceux qui ont l’habitude du Salon devront s’adapter à cette nouvelle configuration 2002. L’entrée principale sera toujours au même endroit par le hall 4, mais il y aura aussi des caisses à l’arrivée sur le hall 7. « Nous avons fait un gros effort sur la signalétique pour orienter au mieux le visiteur », explique Nelly Le Pautremat. Le cru 2002 ouvrira l’Espace santé et nutrition équine initié l’année dernière au grand public avec deux journées réservées aux professionnels les 2 et 5 décembre (voir encadré). L’art trouvait déjà sa place au Salon notamment à travers l’exposition des œuvres du Salon d’automne de Saumur. L’art prend désormais toute sa place, avec un rassemblement au sein d’un espace dédié dans le hall 6. Un concept intéressant qui marque une continuité de conception de l’offre après l’Espace ibérique, l’Espace santé et nutrition équine. Rassembler, regrouper, unir autour d’une même passion, voilà le souhait des responsables du Salon. Et si tous les cavaliers et cavalières de France… Voilà sans doute ce qui devrait animer la bénédiction prévue le samedi 30 novembre à 17 h dans le hall 7 par le père Leroux en présence de l’Ecole de trompes de Senlis.

« Pour son avenir, le Salon de Paris souhaiterait être plus international. D’ici deux ou trois ans, nous aurons plus de pavillons et d’exposants étrangers qu’actuellement », commente Nelly Le Pautremat. Des relations régulières entre les principaux salons européens pourraient aboutir à moyen terme à des synergies croisées pour promouvoir d’autres pays à Paris et permettre à la France d’avoir un espace de promotion dans les autres salons. Mais rien n’est simple. Un des souhaits des organisateurs de Paris : permettre au monde du cheval d’être plus médiatisé.