PMU, résultats et perspectives
jeudi 10 avril 2008

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Bertrand Bélinguier et Xavier Hurstel - Ph. B. Fletcher

Bertrand Bélinguier, président directeur général, présentait les résultats et perspectives à du PMU à la presse le mardi 8 avril.

Ce fut pour certains l’occasion de rencontrer Xavier Hurstel, tout récemment nommé au poste de directeur général délégué. Sur le plan des résultats financiers 2007, le comité de direction ne peut que se féliciter de l’augmentation de 9% des enjeux, soit un total de 8 842 M€, en partie attribuée à la décision d’augmenter le “Retour Parieur” sur le pari simple de 3,5 points. Autres raisons identifiées de cette progression, la création des nouveaux produits tels que le Quadrio, des performances accrues du “Quinté +”, l’augmentation du nombre de réunions, y compris les courses “Midi” destinées à élargir la clientèle ainsi que celle des points de vente, mais également le dynamisme des paris sur Internet (+32% ) et par téléphone (+29%). Bilan positif également côté communication et actions commerciales visant à développer un discours pédagogique sur la responsabilité socio-économique du PMU vis à vis de la filière hippique, ainsi qu’à valoriser la politique de “Jeu Responsable”. La nouvelle identité visuelle de l’entreprise, dévoilée en janvier 2008, sera largement déployée au cours de cette année. Côté multimédia, la chaîne Equidia, dont l’audience avait légèrement faibli, bénéficie d’une refonte des programmes et de la création de nouvelles émissions, dont la Matinale.

La question brûlante de l'ouverture à la concurrence des jeux et paris imposée par Bruxelles reste toutefois posée. Eric Woerth, ministre du Budget déclarait au matin de ce mardi 8 avril et suite au rapport Durieux remis au premier ministre la semaine dernière qu’il “envisage de procéder à une ouverture maîtrisée et régulée du marché et préconise une phase d’expérimentation courant 2009 et début 2010". Le principe du caractère mutuel du Pari Hippique devrait être maintenu, afin d’assurer un financement transparent de la filière. Les paris hippiques pourraient, eux, être distribués par d'autres opérateurs que le PMU. Il va sans dire que dans la conformation actuelle du système, chacun des opérateurs européens respecte les limites “territoriales” de l’autre, mais dès l’ouverture des frontières à la concurrence, le PMU pourrait bien s’impliquer dans d’autres sports comme certains de ses concurrents potentiels. Le souci essentiel pour les instances dirigeantes reste toutefois d’éloigner définitivement le fantôme des bookmakers et de veiller au maintien des ressources de la filière et de ses 63 000 emplois. Une affaire à suivre de près.