Rencontre avec Alain Blanquet, chef de Piste Hunter
lundi 27 août 2007

fontainebleau2004-hunter
Ph. J.L. Perrier

Chef de piste spécialisé dans la discipline du Hunter depuis une douzaine d’années, Alain Blanquet monte les pistes SHF à Fontainebleau depuis de nombreuses années et juge les épreuves lorsqu’il n’en monte pas les parcours.

“Mon objectif est simple, je cherche à tout faire pour mettre les chevaux en valeur et éviter de les pièger ou de les mettre en difficulté. Ils doivent se départager sur leur qualité et non sur les obstacles eux-mêmes. Aujourd’hui nous avons de la chance, car l’association “Objectif Hunter” de M. François Pasquier nous a aimablement prêté des obstacles “typiquement hunter”, à savoir de vrais soubassements hunter, qui nous permettent de donner du pied aux obstacles, tout en les décorant. Dans la mesure où les chevaux se qualifient sur des obstacles en général moins fleuris, et moins appelés, j’ai pris soin de placer un soubassement plus typique “saut d’obstacles” sur le numéro 1 pour assurer une transition douce, et ne pas trop surpendre les chevaux. D’autre part nous avons aussi des barres de couleur unie, ce qui n’est pas si facile à trouver, nous avons commncé avec des barres multicolores qui ne sont pas du tout dans l’esprit de la discipline. L’ensemble du matériel disponible me permet de tracer un parcours dans la plus pure tradition du Hunter, soit un style plutôt dépouillé, pour obtenir au final une impression de sobriété et d’harmonie. Les distances entre les éléments d’une ligne sont variables à quelques centimètres près, à partir des 22 m et 26 m règlementaires, en fonction de l’apparence et de la largeur des garnitures, c’est à dire que je prends les mesures parfois au pied de l’obstacle, et parfois au milieu du soubassement en fonction de saconformation et de ses dimensions. A titre d’exemple, dans les quatre ans, la ligne du 2 au 3 étant constituée d’obstacles massifs, avec du front, et donc plutôt reculants, j’ai réduit la distance de 26m à 25m60 pour six foulées. J’aime beaucoup cette carrière des Princes, en particulier parce qu’elle est très centrale, ce qui est bon pour la promotion de la discipline, même si les arbres ne facilitent pas forcément la mise en place du parcours. J’ai choisi de grouper les obstacles sur une partie de la carrière de manière à laisser aux chevaux la possibilité de se restabiliser sur le reste de l’espace disponible. La seule chose que je regrette, c’est l’absence de petits arbustes qui auraient meublé la piste davantage, ce qui n’a pas été possible pour de simples raisons de logistique”.

Imge d'archive: JL Perrier