L’ascension du Cèdre
lundi 13 décembre 2021

Urgada de Kreisker
Urgada de Kreisker a permis à l'élevage du Cèdre de prendre une dimension internationale © Coll.

Sorti de terre il y a environ une décennie, l’élevage du Cèdre de Sylvain Pitois et Perrine Cateline fait déjà parler de lui, aussi bien pour ses résultats sportifs que pour les qualités intrinsèques de ses plus jeunes produits. Focus sur un élevage qui n’a pas fini de pousser… jusqu’au plus haut niveau ?

C’est grâce à Urgada de Kreisker que l’élevage du Cèdre de Sylvain Pitois, kinésithérapeute et ostéopathe, et de sa femme Perrine Cateline, institutrice, a pris une dimension internationale. « J’ai commencé à faire quelques poulains avec des juments de niveau Amateur, mais on n’arrivait pas à les commercialiser », confie Sylvain Pitois. L’éleveur s’est donc mis en recherche de souches internationales. « On a acheté trois pouliches et il s’est avéré qu’Urgada est sortie du lot. » La baie, issue du croisement de Diamant de Semilly et Briseis d’Helby (Laudanum), n’est autre que la propre sœur de l’international Quickly de Kreisker, ISO 183/15. « Dès les premiers poulains, on a vu qu’elle produisait très bien », continue Sylvain Pitois, qui a décidé de construire tout son élevage sur cette souche. Il compte trois poulinières supplémentaires pour assurer la descendance. Deux d’entre elles sont des filles d’Urgada : Filadelfia du Cèdre (Quick Star) et Dubaï du Cèdre (Baloubet du Rouet), ISO 145/20. En 2020, cette dernière terminait deuxième du championnat de France des sept ans à Fontainebleau avec Margaux Rocuet. Enfin, Sylvain et Perrine s’appuient désormais aussi sur Jakarta du Cèdre (Dollar Dela Pierre), petite-fille d’Urgada par l’intermédiaire de Dubaï. 

La double vie de ces dames

Pour que ses juments fassent valoir leurs qualités aussi bien en sport qu’en élevage, Sylvain Pitois a recours au transfert d’embryon dès leurs deux ans. À quatre ans, elles « font un petit peu de sport en début de saison, jusqu’à fin mai voire début juin » avant de consacrer les trois mois suivants à la collecte de trois à quatre embryons. Chez les juments plus âgées, l’éleveur limite à deux le nombre de collectes chaque année, et uniquement « lors des périodes où il y a un creux dans le calendrier des concours. » Pour ses poulinières, Sylvain Pitois choisit les meilleurs pères. « J’essaie tous les ans d’utiliser du Selle Français Originel. Par exemple, pour l’année prochaine, on attend des produits de Baloubet du Rouet », explique-t-il.

La suite de cet article est à découvrir dans le numéro 395 de L'Eperon Hebdo (paru le 8 décembre 2021), disponible sur notre boutique en ligne.