Le haras du Montceau à l'assaut des palmarès
jeudi 26 mai 2022

Denerys du Montceau et Nicolas Delmotte, à La Baule cette année
Denerys du Montceau et Nicolas Delmotte, à La Baule cette année © Scoopdyga

Chaman Dumontceau en complet, Denerys du Montceau en saut d’obstacles ou Dimsoum du Montceau en saut d’obstacles à poney, l’affixe de Marie-Juliette Jean et Renaud Fressange se décline avec succès sur plusieurs fronts. Ce jeune élevage du centre de la France est bien parti pour s’imposer dans le haut niveau.

Les chemins de Marie-Juliette Jean, Alsacienne, et Renaud Fressange, Lyonnais, se sont croisés au centre de la France, à Saint-Amand-Montrond, dansles installations de la famille Deuquet, où leur passion du cheval les avait conduits. Ni l’un ni l’autre n’était issu d’un milieu professionnel du cheval, mais chacun de son côté avait choisi d’en faire son métier en s’orientant vers l’enseignement de l’équitation. Renaud Fressange explique : « Quand je suis arrivé chez les Deuquet pour passer le monitorat, c’était le début du centre d’insémination et comme j’ai toujours été passionné par les origines, ça m’a tout de suite intéressé. Du coup, j'ai aussi passé le brevet d’inséminateur ! Je montais les jeunes chevaux et j’ai commencé à travailler avec Rémy Deuquet sur le centre d’insémination, dont je suis devenu le responsable. On avait les chevaux de la famille Gouin (élevage de Nantuel, ndlr), c’est très motivant, et j’ai eu la grand-mère de Candy de Nantuel au débourrage. » De son côté, Marie-Juliette Jean, qui a fait sa formation du monitorat dans une autre grande famille de l’élevage, à Cluny chez les Martinot, était partie en stage chez les Deuquet sur les conseils de Virginie Martinot.

Le jeune couple, bien décidé à faire sa vie ensemble autour d’un projet commun, étoffe son expérience dans d’autres grandes structures de renom : une saison chez Riverland pour Renaud, tandis que Marie-Juliette intègre pendant un an le haras des M. Leur projet élevage prend corps d’abord en Alsace, mais se heurte au problème du foncier, comme nous l’explique Marie-Juliette : « C’est impossible de trouver des terrains en Alsace, alors on a cherché plus au sud, du côté de Dijon d’abord, mais là aussi c’était difficile. On a fini par trouver en 2011 dans le Bourbonnais, à Gilly-sur-Loire (71). C’était un ancien élevage de vaches Salers et il y avait quelques chevaux lusitaniens. La maison était à peu près habitable de suite et on avait une stabulation pour les juments. Ce qui nous intéressait surtout, c’est qu’il y avait quatre-vingt-dix hectares d’un seul tenant. On pouvait commencer à travailler, on a fait une carrière où, en plus du travail de nos chevaux, je donnais des cours. »

La suite de cet article est à découvrir dans le numéro 419 de L'Eperon Hebdo (paru le 25 mai 2022), disponible sur notre boutique en ligne.