AG de France TRAIT : une filière structurée et déterminée.
vendredi 22 avril 2011

trait
Chevaux de trait

Le 20 avril dernier, France TRAIT a tenu son Assemblée Générale au sein du Haras National du Pin, accueillie par la Société Hippique Percheronne dans le cadre de la préparation du Mondial du Cheval Percheron (23, 24, 25 septembre 2011).

En plus des représentants des 9 races, de nombreuses personnalités de la filière ont fait le déplacement : Philippe de Guénin (DG IFCE), Patrick Dehaumont (DG France HARAS), Jean Yves Camenen (Directeur de l’Unic), Guillaume de Thoré (Directeur adjoint SHF), Charles de Certaines (Ministère), Jean Marie Bernachot (Président ANAA).
Dans son rapport moral, le Président a abordé les thèmes politiques qui ont occupé France TRAIT tout au long de l’année 2010.
Tout d’abord, les arbitrages de fonctionnement dans la nouvelle organisation structurelle de la filière, avec la nomination de Pierre Pasdermadjian pour les Traits, ânes et mulets à l’IFCE, et celle d’Eric Rousseaux, actuel Président des Races Mulassières du Poitou, comme représentant des Traits au sein du conseil d’administration de France HARAS.
Ensuite, le travail engagé fin 2010 pour contester la baisse drastique de l’enveloppe des encouragements aux éleveurs et aux associations, qui de 47% de réduction annoncée est revenue à 25%, avec un impact de seulement 4% aux traits. Cette préservation du secteur trait témoigne de l’écoute de l’Etat à l’égard de la filière trait, parfaitement structurée et unie derrière sa Fédération.
Enfin, dernier dossier et non le moindre, la transition de la SHF vers la Maison Mère de l’élevage. L’injonction du Ministère à voir entrer toute la filière du cheval à l’intérieur de la maison ne parait pas être de l’intention des représentants du secteur sport. Aussi, si la situation ne se débloque pas rapidement, Pierre Pasdermadjian, malgré tout convaincu qu’un collectif uni de toute la filière reste la meilleure solution, a d’ores et déjà annoncé son intention de travailler à la création d’une maison mère du cheval de trait, qui accueillerait également les ânes et les mulets.
Le rapport d’activités fait état de nombreux axes de travail : promotion autour des races et de l’utilisation moderne du cheval de trait, dossiers plus techniques autour de la mise en place d’outils d’aide à la sélection et à l’amélioration génétique, ouverture de nouveaux marchés, avec une commercialisation de chevaux vers la Colombie notamment. Par son action de mutualisation, France TRAIT apporte un véritable service à ses 9 adhérents, réduisant aussi considérablement leur budget de promotion. Le système porte ses fruits : résultats dans la commercialisation de chevaux, dans l’organisation de la filière, dans l’écoute et la reconnaissance de ses différents partenaires. Cette politique, payante et efficace dans le maintien d’un collectif actif, reste néanmoins assez pesante d’un point de vue financier, comme en témoigne le résultat de l’exercice 2010. La filière regarde désormais vers 2012 et l’arrivée du Fonds de l’Elevage accordé par le secteur des courses pour trouver une solution « court terme ». Mais même si les besoins sont encore pressants, le discours porté par les professionnels dans l’assemblée a bien été celui de produire un cheval commercialisable à un tarif rémunérateur pour l’éleveur. Le cheval de trait possède à l’heure actuelle la sympathie du contribuable par son côté patrimonial et culturel, il n’en reste pas moins essentiel qu’il arrive à financer sa production.