Frenchy Meniljean, objectif championnat du monde
samedi 15 mai 2021

Max Thirouin et Frenchy Meniljean
Avec Frenchy Meniljean, Max Thirouin espère performer sur le circuit des six ans jusqu’à la finale et, si possible, retourner à Lanaken pour les championnats du monde. © Coll.

En septembre dernier, le fils de Diamant de Semilly avait brillé sur la piste du Grand Parquet sous la selle d’Enzo Chiarotto lors de la finale SHF. Associé à son nouveau propriétaire Max Thirouin depuis le début de l’année 2021, Frenchy Meniljean semble disposer de tous les atouts pour atteindre un jour le haut niveau.

En décembre 2020, à l’occasion d’une tournée en Belgique, Simon Lorrain, installé à Pournois-La-Chétive, entre Pont-à-Mousson et Metz, signale à Max Thirouin que Frenchy Meniljean est à vendre. Le cavalier du Haras de Saint Hubert, à Machault (Seine-et-Marne), prête une oreille attentive à cette information. Il est le fils de l’incontournable Diamant de Semilly, SF et d’une souche maternelle associant la force de Muguet du Manoir, SF (Artichaut, SF), réputé très bon père de mères, et le sang du pur-sang Benroy, PS (Double Jump, PS). La propre-sœur de Frenchy, Vertu Meniljean, avait d’ailleurs été sacrée Championne des 5 ans sous la selle de Félicie Bertrand en 2014. Toinette du Quesnay, sa grand-mère maternelle, a quant à elle donné naissance à Janie du Quesnay, SF (Etna Paluelle, SF), mère notamment de Tequila de Lile, SF (Luccianno, SF), CSI5* avec Markus Beerbaum, ISO 156/2016.

Un cheval de caractère

Le grand hongre bai d’1,78m, s’est classé Excellent sous la selle d’Enzo Chiarotto lors de la finale des cinq ans 2020 suite à une saison marquée par quinze sans fautes sur dix sept parcours. « Simon Lorrain m’avait mis en garde sur le fait qu’il était un peu regardant », relate Max Thirouin.  « Mais j’apprécie les chevaux qui ont du caractère, comme c’est le cas pour Utopie Villelongue (gagnante en Grand Prix 5*, ndla). Lorsque je l’ai essayé, dès les premiers sauts, j’ai ressenti qu’il participait. » Frenchy intégra les écuries bellifontaines en fin d‘année 2020. « Il a été mon cadeau de Noël » sourit Max Thirouin qui mesure sa chance de pouvoir acquérir ses propres chevaux. « C’est un vrai bonheur. Cela me permet de travailler en toute confiance avec mes propriétaires car ils connaissent parfaitement ma situation,  et savent que si nous sommes ensemble, c’est véritablement pour atteindre un objectif clair, soit faire du sport et gagner avec leur cheval, soit le valoriser pour le vendre. Je leur dis toute la vérité, comme s’il s’agissait de mon propre cheval. » Pour Frenchy, la saison 2021 débute lors de la tournée de Royan en février. Sur les épreuves préparatoires comme sur les épreuves réservées aux six ans, Frenchy enchaîne les sans fautes, sauf le dernier jour. « Dans le Grand Prix, nous avons été pénalisés d’un point de temps dépassé par ma faute. Je ne le connaissais pas encore très bien. Nous avions encore des réglages à faire », confie Max qui poursuit « je l’avais engagé à Compiègne, mais hélas il s’est blessé et je n’ai pas pu l’emmener. Je l’ai donc redémarré fin avril sur la magnifique carrière de la famille Chuinard  au Haras de Monthomé à Boissy-le Châtel où il est double sans faute, puis je l’ai emmené Fontainebleau, où il est sans faute le premier jour. Il adore la nouvelle carrière olympique. Il a une bonne tête, beaucoup de force, du sang, il est fin, styliste et très respectueux. Il est très agréable à monter. Je pense qu’il pourrait être le successeur d’Utopie Villelongue. Bien sûr il est trop tôt pour savoir jusqu’où il ira, mais je suis certain qu’il sera performant jusqu’à au moins 1,50m. Au-delà, c’est un autre monde. » En attendant,  l’objectif de Max Thirouin avec cette nouvelle recrue prometteuse est de poursuivre le circuit des six ans jusqu’à la finale, et si possible de retourner à Lanaken pour les championnats du monde. « Il a toutes ses chances, car je peux aller très très vite avec lui », sourit le cavalier.