GSD : La victoire pour un Lusitanien dans le Cycle libre 6 ans 3e année
dimanche 27 septembre 2020

Gautier Gudefin et Jalisco de Blandin
Gautier Gudefin et Jalisco de Blandin © Les Garennes

Les chevaux les plus expérimentés de ce week end de cycle libre, âgés de 6 ans et courant pour la 3ème année, disputaient leur finale sur la carrière des Princes. Parmi les dix prétendants au titre de « vainqueur du critérium 2020 », et non « champion », car aucune qualificative n’était exigée pour participer à cette édition particulière, le mâle lusitanien Jalisco de Blandin (Geraldo de Blandin), déjà victorieux hier dans l’épreuve préliminaire, réitère la performance et s’impose avec une moyenne globale de 78% sous la selle de Gautier Gudefin.

Le jeune homme de 22 ans, étudiant à l’école vétérinaire de Lyon explique avoir eu la chance de prendre une demi-pension sur ce bel entier, propriété de Nicolas Cogotzi, enseignant au centre équestre installé sur le site rhônalpin. Ce dernier l’explique « j’ai beaucoup de travail, et Gautier prend le relais avec Jalisco quand je n’ai pas assez de temps à lui consacrer. » Le cavalier était ce week end dans un environnement familier, puisqu’il a débuté à la Société Equestre de Fontainebleau (ex SHN) grâce aux conseils avisés de Catherine Leroy, responsable pédagogique. « Elle m’a donné le goût du dressage, et ne m’a pas lâché depuis. Je l’en remercie vivement. » Gautier courait non seulement sa première finale, mais son premier concours depuis quatre ans. « C’est le troisième concours de Jalisco. Il est avant tout très disponible et généreux, il a un mental en or, ne se déconcentre pas, il a des allures de qualité, notamment le pas et le galop. Son trot a également plu aux juges. » Pour l’avenir, Jalisco devrait partager son temps entre la reproduction, puisqu’il est approuvé pur-sang lusitanien, et les épreuves amateur 1. « Nous allons essayer de progresser gentiment, ajoute le propriétaire, sans brûler les étapes. Il faut se méfier avec les chevaux aussi généreux et ne pas aller trop vite. » 

La deuxième place revient au hongre Little Rock de Hus (Lord Leatherdale), associé à Estelle Mainier Guérin, avec une moyenne de 77.300%. Basée à Boué, près de Nantes où elle dirige un centre équestre d’une soixantaine d’équidés, Estelle monte en dressage pour le plaisir. « Je suis co propriétaire de Little Rock avec Sophie Robillard, je le monte depuis l’âge de trois ans. Je l’ai acheté à six mois au Haras de Hus. Il est très sérieux, attentif, il a trois bonnes allures. Il a fait tout le circuit jeunes chevaux, il a été deuxième à quatre ans et à cinq ans. Il est régulier. Dans l’avenir je vais le sortir sur le circuit amateur. » 

La troisième place de ce critérium est décrochée grâce à une note moyenne de 75.90%, par Quara’Boum, Oldenburg par Quaterbold du Payrol, monté par Mailis Roué, venue de Bretagne où est né son cheval. En formation de cavalier à Saumur avec Laurence Sautet, la cavalière, venue du monde agricole, s’interroge à l’heure actuelle sur son avenir. Quara’Boum devrait quant à lui aborder le niveau amateur 1. 

La SHF fait le bilan du week end

A l’heure du bilan de ce premier week end de la Grande Semaine 2020, Guillaume de Thoré l’explique « La SHF a fait le choix de ne pas proposer une finale de cycle libre de CSO, car la saison a commencé tard et a été totalement chamboulée. La commission a opté pour une saison plus longue, qui se terminera fin octobre par des finales régionales. C’est pourquoi nous n’étions pas en mesure de proposer des finales à Fontainebleau. En dressage, la saison a été perturbée également, c’est pourquoi nous avons fait le choix de mettre en place un Critérium et non un Championnat, en raison de l’absence de sélections. En revanche, chevaux et cavaliers ont bénéficié de l’organisation générale et de la dynamique de la Grande Semaine. »

Interrogé sur la pérennité de la Grande Semaine de dressage, traditionnellement programmée à Saumur, et son éventuel retour dans le Pays de Fontainebleau, Guillaume de Thoré l’assure, la SHF ne s’interdit rien. « Nous réfléchissons à toutes les possibilités. Nous sommes encore en phase de réflexion, mais nous allons nous positionner très rapidement. Les cavaliers sont ravis d’être ici, que ce soit sur les boxes, les pistes, ou la disposition du site qu’ils jugent eux-mêmes « très concours », le village exposant, qui bénéficie des infrastructures du cycle classique et qu’ils apprécient beaucoup. Les retours sont excellents, malgré des conditions météo épouvantables. Le fait de regrouper les événements permet une certaine synergie et une mutualisation des moyens qui ne sont pas négligeables. » 

Internet, Le bémol

Outre le fait que le nombre de boxes disponible est encore jugé insuffisant, Guillaume de Thoré l’affirme, l’énorme bémol du Grand Parquet est la faiblesse de son réseau Internet. « Voilà quelques années, c’était un point presque anecdotique, mais aujourd’hui c’est absolument insupportable pour tout le monde, qu’il s’agisse des commerçants, des cavaliers, du public, des journalistes et surtout de l’organisateur. C’est réellement pénalisant. » Outre la difficulté, voire parfois l’impossibilité totale de  passer un simple coup de téléphone ou de se connecter à Internet depuis certains secteurs du site, Guillaume de Thoré le met en lumière « l’approche écologique qui consiste à ne plus imprimer les listes de départ et de proposer leur consultation en ligne n’est pas applicable, la Grande Semaine est la vitrine commerciale de la filière, il est parfois tout simplement impossible de communiquer avec un interlocuteur, et nous avons les pires difficultés à gérer le téléchargement des vidéos. » Peut-être est-il temps que le Grand Parquet, qui affiche clairement son ambition de programmer des épreuves de haut niveau, trouve enfin une solution définitive à ce problème récurrent d’une autre époque …  

Les résultats : ICI.