GSF : Ekano DKS et Elsafina Blue, le « couple en or » des 5 ans
dimanche 08 septembre 2019

Ekano DKS à la Grande Semaine de Fontainebleau 2019
Ekano DKS s'est imposé chez les mâles © Claude Bigeon

Dimanche 8 septembre, top départ des finales de la journée avec les 5 ans. Il est tôt, 8 heures et il fait plutôt froid quand les « autres » ouvrent le bal de l’ultime parcours de 5 ans qui se déclinera en trois catégories : les autres stud-books que SF et AA, les juments SF et AA, puis les mâles, hongres SF et AA.

Les autres stud-books entrent en piste sur le Grand Parquet de Fontainebleau pour décrocher le label SHF réservé aux triple sans-faute, l’équivalent de la mention élite dans le championnat du stud-book SF et AA. Ainsi, cette année sur les 21 partants, quatre 5 ans décrochent cette récompense : Europe d’Authuit (OC), une jument par Kannan GFE associée à Severin Sigaud ; Chalam LS (OES), un mâle par Chacon LS monté par Philippe Vanderlynden ; Elina du Frelut (OC), une jument par Flying Morgenster montée par Stéphane Thomas ; puis Clovis de la Pomme (Z), un mâle par Cadeau de Muze monté par Lysa Doerr.

Ekano DKS et Elsafina Blue chez les SF et AA

Chez les juments, le classement a été sacrément chamboulé puisque les cinq premiers avant la finale sortent tous de piste avec une faute voire plus, et permettent ainsi à Philippe Vanderlynden et Elsafina Blue de remonter tout en haut du classement (interview vidéo à retrouver ICI). Elsafina Blue, fille de Chacco Blue, n’aura donc pas touché une barre de tout le championnat et affiche un score final de 1,587 pts. Mention Elite (triple sans-faute) donc, tout comme les quatre suivantes : Etoile D’Olbiche par Ogrion des Champs HN montée par Axelle Lagoubie ; Ellea du Mont par Canturo Bois Margot montée par Jean-François Filatriau ; Esmeralda des Vaux par Urano de Cartigny montée par Samuel Lepagneul puis Ebony Black par L’Arcdetriomphe Boismargot montée par Edouard Fiocre.

Lors de la finale des entiers/hongres SF et AA, c’est assez logiquement qu’un entier s’impose. Ekano DKS (Kannan GFE) associé au très habile Alexis Gourdin conserve la tête à l’issue de la finale avec un total de championnat de 0,225 pts (interview vidéo à retrouver ICI). Cela le place en tête des cinq Elite de cette catégorie, qui sont aussi entiers : Et Alors de Granlieu (Rinaldo des Isles) monté par Charles Hubert Chiche (0,775 pt) ; Eureka de Joan (Canturo Bois Margot) monté par Gérald Brault (2,075 pts) ; Eros de l’Eldorado (Canturo Bois Margot) monté par Romain Potain (2,550 pts) puis El Star Semilly (Quick Star) monté par Alexis Gourdin (2,738 pts).

Jean-Paul Lepetit derrière les tracés de la finale

La piste des 5 ans était montée par Jean-Paul Lepetit, un Normand d’expérience qui porte un regard intéressant sur cette édition 2019. « La finale a été facile, car les qualificatives ont été difficiles, il n’y a pas eu beaucoup de sans-faute. On a fait un beau parcours très coulant, mais il y avait des fautes quand même. Je suis plutôt satisfait et les cavaliers avaient l’air aussi satisfaits, malgré le temps et malgré le terrain ». Certains chevaux ont été surpris notamment par les coccinelles qui ont suscitées plusieurs refus. « Cela fait partie du jeu, mais c’étaient plutôt des chevaux avec des origines étrangères qui regardent énormément l’eau. Certains chevaux sont plus inquiets que d’autres ».

Par rapport à l’année dernière, le parcours était différent. « On repart toujours de zéro. On ne copie pas l’année précédente. Ce que l’on veut, c’est que les chevaux apprennent quelque chose. Quand on a un grand terrain, on essaie d’aller partout, de les faire s’aérer pour qu’ils apprennent ce que c’est qu’un grand terrain. Car en général les jeunes chevaux sont plutôt habitués à des petits terrains ».

A la fin de la Grande Semaine, le terrain ressemblait à un terrain de cross par moment. « C’est un vrai problème, je suis persuadé qu’on peut l’arranger en mettant une herbe plus rustique », lancera Jean-Paul Lepetit avec bon sens. « Et ne pas chercher la beauté de la pelouse mais la qualité des racines dans le sol. Quand on pensera à cela déjà, on aura bien avancé ». Les cavaliers, ont visiblement aussi été gênés par l’état de la piste comme nous l’a confié Philippe Vanderlynden.

A noter, une évolution des finales : on remarque plus de cavalières en finale qu’il y a une dizaine d’années. « En effet, on voit plus de filles qui montent des jeunes chevaux et là cette année, c’était marquant », assure le chef de piste.

Les résultats complets : ICI.