Galaa la Marsa, un avenir tout tracé
lundi 10 mai 2021

Galaa la Marsa
Galaa la Marsa sous la selle de Edouard Fiocre © Eric Fournier

Lors de la Grande Semaine 2020, Galaa La Marsa SF (Qlassic Bois Margot SF et Laa Laa du Voyeux SF par Le Tot de Semilly SF), née chez Michel et Annick Uzan à Villeparisis (77) décrochait le titre suprême de championne des 4 ans sous la selle d’Edouard Fiocre, que l’Eperon a rencontré lors du concours SHF de Fontainebleau les 4 et 5 mai.

Une reprise en douceur 

Depuis sa victoire début octobre 2020, la jeune championne  a pleinement profité d’un repos bien mérité jusqu’à mi novembre chez son éleveur, avant de réintégrer les Ecuries des H à Montigny sur Loing, près de Fontainebleau, où est basé son cavalier. Après avoir repris gentiment le travail sur le plat, puis à l’obstacle un mois plus tard, essentiellement pour la remise en souffle et en muscles, Galaa effectuait sa première sortie de l’année début avril à Liverdy dans une épreuve préparatoire à 1m10. « Egale à elle-même », souligne Edouard « elle a affiché immédiatement un très bon comportement, s’est montrée efficace, et a signé un joli sans faute. » Depuis la reprise officielle des concours SHF, Galaa bouclait quatre parcours sans fautes sur six, et deux à quatre points à Liverdy, Boissy le Chatel, et Fontainebleau. Prochaine échéance après deux semaines de repos, Barbizon les 17 et 18 mai, puis Ozoir la Ferrière et à nouveau Liverdy. Edouard le souligne, « Galaa a beaucoup grandi ces derniers mois. Elle est très légèrement perturbée par ce changement de morphologie. Pour le moment elle est un peu dominée par son arrière main, comme beaucoup de cinq ans, mais reste très belle, harmonieuse, respectueuse, et saute toujours très bien grâce à son excellent équilibre naturel. Côté comportement, elle n’affiche toujours aucun stress, que ce soit dans les transports, au paddock, ou en piste. Elle poursuit son cursus  et répond parfaitement aux attentes de ses éleveurs. Elle a le mental d’un cheval de concours comme on les aime. A la maison, je la monte cinq fois par semaine, dont ou une deux fois en extérieur, car nous avons la chance d’avoir accès directement à la forêt de Fontainebleau. Les séances sont essentiellement consacrées au travail sur le plat, ou sur des barres au sol pour travailler la rectitude, le rythme et la cadence, de manière à établir des points de repère pour le contrôle et à se rapprocher des conditions réelles de la piste, mais sans effort physique à proprement parler, car elle n’en a pas besoin pour le moment. Elle ne saute pas une barre car elle est sereine dans toutes les configurations, et je n’ai aucune difficulté particulière à résoudre. Les deux autres jours elle tourne à la longe et va au paddock. Nous la laissons grandir gentiment, d’autant plus que grâce à une saison de quatre ans complète, elle bénéficie d’une expérience maximale. Il est inutile de tirer sur le physique et le mental. La saison prochaine, il y a de fortes chances pour qu’elle débute le cycle des six ans avec moi. Même si elle a encore besoin de s’endurcir, elle devrait être maniable et à l’aise sur les épreuves au chronomètre, car sa foulée naturelle est assez rapide. » 

Une collaboration fructueuse 

Depuis 2016, Annick et Michel Uzan ont fait le choix de confier la formation de leurs jeunes chevaux de quatre à six ans à Edouard Fiocre, avant qu’ils ne passent sous la selle de leur petite fille Vanessa Soubrier, qui poursuit ses études en parallèle. Actuellement, la jeune fille exerce ses talents avec succès sur la sœur utérine de Galaa, Daadaa La Marsa (Kannan, KWPN), 8 ans, débutée à 4 et 5 ans par Edouard, mais aussi depuis 2020 sur Eden La Marsa (Kannan, KWPN), 7 ans, également pilotée par le cavalier de Montigny sur Loing lors des finales à 4, 5 et 6 ans. Si Galaa devrait suivre le même chemin, sans doute en fin d’année de six ans, seul son propre frère, Elaalaa La Marsa SF, 7 ans, reste actuellement basé chez Edouard. « Je l’ai monté à la finale des 4, 5 et 6 ans, il vient tout juste de reprendre le concours. Il a tous les moyens, c’est un grand cheval avec beaucoup de force, qu’il  fallu structurer car il peut parfois se montrer délicat, sauf en piste. Il peut certainement sauter haut mais correspondra sans doute moins bien à Vanessa » indique le cavalier pour qui les choses sont très claires. « C’est un accord que j’ai avec les éleveurs depuis le début de notre collaboration. Je forme leurs chevaux, mais ils sont destinés à leur petite fille, qui d’ailleurs monte très bien. Les rapports avec Michel et Annick Uzan sont excellents, j’ai eu beaucoup de chance d’établir ce partenariat avec eux. Toute la famille est passionnée de chevaux. C’est une chance pour la filière et le circuit SHF de collaborer avec des éleveurs qui font l’effort de très bien faire les choses, comme par exemple prendre un box pour la journée au concours pour éviter que le cheval ne passe du temps dans le camion. Pour eux, le bien-être physique et moral de leurs chevaux est prioritaire sur la performance. »