Le rendez-vous SHF d’Uzès séduit toujours les cavaliers d’endurance
vendredi 09 octobre 2020

Finale SHF Uzès 2020 endurance
Les jeunes chevaux d'endurance sont à Uzès ce week-end pour les finales SHF © Jean-Louis Perrier

Dans cette année bien compliquée pour les sports équestres, l’endurance malgré un lot supplémentaire de vents mauvais avec les intempéries, s’en sort plutôt bien. Les finales SHF d’Uzès enregistrent même un peu plus de partants.

Michel Faucon, président de jury, et Antonio Nogueira, président de la Société Hippique d’Uzès organisatrice de l’évènement avec la SHF et le site d’accueil de l’IFCE, l’ont bien souligné "Nous avons l’autorisation d’organiser dans le stricte respect du protocole sanitaire, mais le préfet a été clair sur le fait que la compétition pouvait s’arrêter du jour au lendemain !". Alors souhaitons qu’à l’image de la météo, tout reste au beau fixe pour offrir une belle fin de saison aux endurants ! Avec 539 engagés contre 525 en 2019, le rendez-vous est toujours attractif. Les tendances observées depuis quelques années se confirment : chez les 6 ans, l’épreuve à vitesse libre ne fait plus recette, 47 engagés seulement contre 77 en 2019 et on dépassait la centaine il y a quelques années ! En cause un règlement trop compliqué, surtout pour les cavaliers voulant obtenir une qualification FEI dont les critères de vitesse diffèrent, un découpage en quatre étapes reboutant certains, l’importance du cardiaque pour le classement final… Le transfert s’effectue bien vers l’épreuve à vitesse imposée sur 81 km qui ouvre les séries le jeudi, 137 partants contre 101 l’an dernier. Ils sont 35 à décrocher la mention "Excellent", 47 "Très Bon" et 22 "Bon". Après la journée de vendredi où les 6 ans vont en découdre à vitesse libre sur 96 km, les 4 ans boucleront leur apprentissage avec un effectif de 97 engagés contre 80 en 2019. La génération des 5 ans reste encore la plus nombreuse avec un effectif légèrement en baisse, 255 contre 266 l’an dernier. Côté commerce, on s’attend à moins d’euphorie, entre confinement des ressortissants des pays du golfe persique et suspension des EAU par la FEI, un sujet qui ne va pas manquer d’alimenter les débats ! 

Côté génétique, la diversité est toujours de mise avec seulement vingt-deux étalons ayant au moins cinq produits, dont quatre avec dix produits et plus. Sadepers, l’un des nombreux fils de Persik qui assure la pérennité de l’étalon base de l’élevage dans le ‘’berceau’’ des Cévennes, est le plus représentés avec 21 produits. Pour les lignées maternelles, c’est Dormane, qui a réussi aussi bien en endurance qu’en course pour pur-sang arabe sur les hippodromes, qui est le plus représenté avec 25 partants. L’affixe de Bozouls, de l’élevage de Marcel Mézi, en Aveyron caracole en tête des éleveurs avec 29 produits engagés devant celui de Jean de Chatillon à Sommant dans le Morvan avec 22 produits. 

Les résultats sont à suivre ICI