Mondial du Lion 2020 : Il s'en est fallu de peu pour les Bleus !
dimanche 18 octobre 2020

Donatien Schauly et Dgin du Pestel Mili Lion d'Angers 2020
Après un parcours monté au cordeau, Donatien Schauly et Dgin du Pestel Mili ont réussi à remonter à deuxième place, juste devant Nicolas Touzaint et Diabolo Menthe ! © Solène Bailly

Sophie Leube a mené de main de maître Sweetwaters Ziethen TSF jusqu'à la victoire dans le championnat du Monde des 7 ans et elle a remarquablement bien tenu la pression devant de très bons couples tricolores.

Cette édition 2020 du Mondial du Lion restera marquée par les deux victoires allemandes : celle de Ingrid Klimke et Cascamara dans les 6 ans (lire ici) et celle de son ancienne élève Sophie Leube associée au sublime Sweetwaters Ziethen TSF (Trak, Abendtanz x Campetot AA) dans les 7 ans. L'année dernière, cette dernière avait loupé le titre de peu à cause d'une barre sur l'ultime obstacle, elle est revenue d'autant plus déterminée cette année et cela a payé. C'est les larmes aux yeux que la cavalière a savouré la plus belle victoire de sa carrière. "Je monte ce cheval depuis ses 4 ans, il n'a jamais sauté un autre obstacle avec un autre cavalier. Je savais qu'il en était capable mais en fin de compte je ne m'y attendais vraiment pas", confiait-elle.

Elle a du faire face à une délégation française des plus motivées, bien plus nombreuse et affutée que dans les 6 ans puisqu'ils ont été cinq à terminer dans le top 10. En tête, Donatien Schauly avec Dgin du Pestel*Mili (SF, Nartago x Verdi). Cinquième après le dressage qu'il a monté "sans espérer aller chercher la tête", l'Adjudant a gagné trois places grâce à son maxi sur le cross suivi d'un sans-faute à l'obstacle. "J'ai du l'aider sur la fin de parcours mais il a bien compris le but du jeu qui est de ne pas toucher de barre", confiait-il ravi de la progression de son grand bai (sa réaction est à retrouver en vidéo ici). Il faut dire que Donatien est un grand habitué du rendez-vous mais c'est la première fois qu'il montait sur le podium ! 

A première vue, le parcours dessiné par Jean Pierre Cosnuau ne présentait pas de difficultés particulières mais il a bien joué son rôle et il n'y a finalement eu que peu de sans-faute, sept sur les 27 couples restants. On peut souligner celui de Camille Lejeune avec Dame decoeur Tardonne (5èmes). Cette fille de Lando, qui est  d'ailleurs très marquée par son père, a beaucoup plu, notamment samedi sur le test de fond. Nicolas Touzaint a quant à lui fait les frais des délicats obstacles isolés et n'a pu éviter une faute avec Diabolo Menthe (SF, Scareface de Mars x Caesar vd Helle) le reléguant sur la troisième marche du podium. Nicolas possède ce hongre en copropriété avec Dorothée Rossez, la mère de Jeanne qui prenait d'ailleurs la 13e place de cette même épreuve. "Nous avons pris le temps de le construire parce que nous pensions que c'était un cheval d'avenir. Il a une très bonne tête, il veut bien tout faire et n'est pas du tout émotif, c'est sa force. Il dresse très bien. Jusqu'à présent, il n'avait jamais couru un cross si long mais Nicolas s'est vraiment fait plaisir. Il peut lui arriver de ne pas s'employer encore assez sur le CSO mais c'est tout de même un bon sauteur", expliquait Dorothée. Sera-t-il vendu ou conservé pour le haut-niveau ? C'est encore à voir. C'est en tout cas sur cette belle note tricolore que s'est achevée la 35e édition du Mondial du Lion, une édition ô combien particulière mais réussie. Coup de chapeau aux organisateurs qui ont réussi à proposer une belle compétition malgré toutes les contraintes liées au Covid-19. 

Les résultats : ICI.