La tournée de l'agence Fences bat son plein
jeudi 03 juin 2021

De gauche à droite, au premier plan, l'équipe de l'agence Fences composée d'Eric Livenais, Emmanuel Portet, Thierry Rozier et Laurent Guillet
De gauche à droite, au premier plan, l'équipe de l'agence Fences composée d'Eric Livenais, Emmanuel Portet, Thierry Rozier et Laurent Guillet © Jean-Louis Perrier

Depuis le 17 mai, les associés de l’agence Fences sont sur la route pour sélectionner les participants aux ventes Elite de septembre à Bois le Roi. L’étape au Parc du Cheval de Chazey sur Ain le 2 juin était l’occasion de faire un point à mi parcours dans la quête des futurs champions proposés aux enchères.

Après le coup d’envoi en Normandie, la tournée de sélection de l’agence Fences s’est poursuivie la semaine suivante chez nos voisins belges, hollandais et allemands, avant de revenir en France avec les rendez-vous de Tivernon, Rosières aux Salines puis Chazey-sur-Ain le 2 juin. Trois tournées restent à venir : la semaine prochaine dans le centre-ouest et sud-est, avant un retour en Normandie et Bretagne, puis la dernière tournée jusqu’au 1er juillet, avec un nouveau passage en Belgique après la région francilienne. Au total, vingt-six étapes sont programmées pour choisir parmi le milliers de candidats de 2 et 3 ans ainsi que les foals, la centaine qui sera présentée aux enchères lors des soirées Fences Elite dans le grand manège des installations de la famille Rozier.

Alors que les ventes sur le net se multiplient, les associés restent confiants dans leur formule comme l’explique Thierry Rozier : « C’est un challenge chaque année de trouver les meilleurs chevaux qui correspondent au marché ! Nous avons déjà vu cette année des tops chevaux et je pense qu’on va pouvoir préparer une belle édition après celle de 2020 qui a été très réussie malgré toutes les incertitudes avec la crise sanitaire. Jusqu’au dernier moment nous ne savions pas si ça allait pouvoir se faire, et je remercie vraiment les éleveurs de nous avoir fait confiance. Avec notre expérience, les Fences sont devenues une référence. Nous avons des clients fidèles aussi bien dans ceux qui nous amènent des chevaux que les acheteurs. Avec le développement des ventes en lignes, on en perd parfois, mais on en voit beaucoup revenir ! » Emmanuel Portet souligne l’exigence apportée dans l’expertise des chevaux en sélection. « Les clients sont de plus en plus exigeants, et c’est normal vu l’évolution du sport. Nous examinons avec attention les aplombs et nous avons un protocole radiologique identique pour tous les chevaux présentés qui est fait par le même cabinet vétérinaire tout au long de la tournée. Le jugement clinique écarte pas mal de chevaux qui ont de bonnes aptitudes mais qu'on ne peut pas se permettre de présenter à nos clients en cas de doutes d'ordre vétérinaire ! »

Les origines, oui... mais pas que !

Lors de ces sélections, les présentations à l’obstacle sont filmées et ces vidéos accompagneront le catalogue Elite. « Pour les chevaux, c’est le jour du Bac, il ne faut pas se rater ! Ils doivent se présenter dans leur robe de mariée », déclare Thierry Rozier. Les associés sont au centre de l’arène, Benjamin Ghelfi et Emmanuel Portet sont particulièrement attentifs au modèle et aplombs, Thierry Rozier et Laurent Guillet à la chambrière en renfort d’Eric Livenais. « C’est lui qui va assurer la présentation lors de la vente et depuis l’an dernier il est avec nous sur toutes les étapes de sélection, ça lui permet de connaître les chevaux. On compte beaucoup sur son feeling, c’est lui qui voit si un cheval a besoin de re-sauter. Il nous arrive aussi comme ici à Chazey de faire revenir à la fin un cheval qui ne s’est pas présenté au mieux mais dont on a remarqué le potentiel. Les éleveurs préparent de mieux en mieux leurs chevaux. Mais il n’est pas question d’avoir des chevaux trop préparés, ça nous est arrivé d’en refuser un dont on voyait bien qu’il ne sautait pas naturellement ! », explique Laurent Guillet qui à Chazey était dans son fief de l’Ain, et avait de quoi se réjouir : « C’est une très bonne étape avec une organisation parfaite de l’équipe du Parc du Cheval. Le lot n’est pas très important, une trentaine de chevaux, mais de très bonne qualité. Nous en avons retenu huit alors qu’hier à Rosière nous n’en avons pris qu’un. » Sur les origines, Emmanuel Portet et Thierry Rozier restent prudents, estimant que l’objectif est avant tout d'avoir des chevaux faits pour la compétition, les origines "à la mode" étant un plus, ce que confirme Laurent Guillet : « Sur certaines étapes, on a vu pas mal de produits de Candy de Nantuel (SF, par Luidam) et de Comme il Faut (Westf, par Cornet Obolensky). Ici on a un foal d’Eldorado vd Zeshoek (BWP, par Clinton), qui s’affirme vraiment sur la scène internationale. Les lignées maternelles sont très importantes. Nous avons retenu ici une petite fille de Saura de Fondcombe (SF, par Balou du Rouet ISO 168/18). Nous faisons un gros travail en amont des sélections pour étudier la présence de gagnants dans la lignée. Ça fait partie des plus sur des chevaux qui présentent de la qualité qui vont faire monter le prix. C’est un des atouts de notre catalogue. Avec les protocoles que nous mettons en place dans la sélection, la cohérence des visites véto, le nombre de chevaux expertisés, il n’y a pas beaucoup d’équivalents dans les ventes de chevaux de sport en Europe. »