Ventes aux enchères : Riverland sort le grand jeu
jeudi 20 août 2020

Vue aérienne de l'élevage de Riverland
Vue aérienne de l'élevage de Riverland © Coll.

Pas moins de soixante chevaux présentés et une diffusion dans le monde entier: pour ses premières ventes aux enchères, le Haras de Riverland a vu les choses en grand.

Un baptême du feu qui s'annonce grandiose ! Le Haras de Riverland (16) - auquel L'Eperon a consacré un reportage dans son numéro de juin-juillet-août - organise samedi ses premières ventes aux enchères. Trois mois de préparation et une quinzaine d'employés mobilisés pour un événement diffusé dans le monde entier via The Best Horse, site sur lequel les acheteurs, qui ne peuvent pas se déplacer, pourront enchérir après inscription. Soixante chevaux seront présentés: des foals aux 7 ans avec une majorité de 3 ans (38), trois poulinières et un embryon (Mylord Carthago X Castella de Riverland). Des souches par Comme Il Faut, Catoki ou encore Zirocco Blue pour une mise de départ fixée à 5000 euros. « Ce n'est pas une vente de braderie, prévient d'emblée le propriétaire et directeur des lieux Mickael Varliaud. Tous les chevaux présentés sont issus de ma propre sélection et chacun a un véritable intérêt pour chaque niveau, c'est un super catalogue », poursuit l'éleveur qui écume les ventes aux enchères en France et à l'étranger depuis plus de 20 ans. Pour lui, l'intérêt de l'organisation d'un tel événement est double : économiser les coûts de transport des soixante équidés et « ouvrir nos portes aux personnes qui ne seraient pas venues en temps normal. C'est dans l'air du temps, les gens souhaitent venir directement à la source avant d'acheter », poursuit le naisseur de l'international Jalis de Riverland qui voit en ces ventes un moyen de faire passer un cap à son haras. Des ventes qu'il n'imagine pas freinées par le contexte sanitaire agité du moment. S'il concède que le confinement a marqué un coup d'arrêt à son « excellente lancée » du début d'année, le Charentais affirme avoir retrouvé une bonne dynamique depuis trois mois. Un pronostic sur le top price ? Il ne préfère pas s'y risquer. « C'est toujours très aléatoire car on travaille avec du vivant : on peut faire tous les plans qu'on veut, ça ne se passe jamais vraiment comme on l'a imaginé car les chevaux ont tous une réaction différente face au public », souffle-t-il. En insistant, l'éleveur confie qu'il a bien un nom en tête mais qu'il préfère le garder secret. « Ce sera la surprise. » Réponse samedi à partir de 13h30.

Pour accéder au catalogue de la vente, cliquez ici.